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11 décembre 2007

Rambouillet-Renouveau : le projet

Le projet de la liste Rambouillet-Renouveau (PS, MRC, PRG et Les Verts) prend forme autour de trois grands axes : plus de démocratie, plus de solidarité et plus de dynamisme. Pour en prendre connaissance, il suffit de se rendre sur le site http://rambouillet.renouveau.over-blog.com où vous pourrez exprimer ce que vous attendez d’un changement politique à Rambouillet et contribuer ainsi à enrichir le projet.

28 septembre 2007

De Rambouillet à Coignières

Dsc00581 Au mois de mars 2008, je serai candidat à l’élection municipale de Coignières. Cette décision ne fut pas simple à prendre. Elle implique une forme de rupture avec une commune, Rambouillet, où je vis, travaille et milite depuis plus de 12 ans.

Elle n’engage pas seulement ma petite personne, mais touche aussi mes proches : ma famille, mes amis, les militants socialistes de Rambouillet et tous ceux qui jusque-là m’ont fait confiance lors des différents scrutins électoraux auxquels j’ai pu participer.

Avant la séquence électorale du printemps 2007, j’avais laissé entendre que je ne serai probablement pas candidat aux élections cantonale et municipale. Je ne souhaitais pas me présenter à tous les scrutins nationaux ou locaux. Une certaine lassitude aussi, face au peu d’intérêt pour le Sud-Yvelines manifesté par la direction nationale du PS, me renforçait dans cette conviction.

A l’issue de l’élection législative, quelques camarades m’ont demandé de réfléchir à une candidature à Coignières. Une commune de la 10e circonscription des Yvelines où la gauche fait régulièrement de bons scores aux élections nationales mais ne semble pas en mesure de l’emporter dans une élection locale tant semble forte la personnalité de son maire actuel.

J’ai demandé un peu de temps pour prendre des avis. Toutes les personnes consultées m’ont encouragé dans ce choix. Fin juillet, ma décision était prise. Je tenterai cette nouvelle aventure avec une seule ambition : être utile aux habitants de Coignières qui souhaitent le changement tout en restant fidèle à mes convictions politiques.

Ce choix n’est pas celui de la facilité. Il participe d’une remise en cause personnelle avec à l’horizon de nombreuses incertitudes que m’aurait évité une candidature sans surprise et confortable à Rambouillet.

Ma venue à Coignières s’inscrit dans la durée. J’ai décidé d’y vivre avec ma famille. On ne représente bien une population que si l’on partage ses aspirations, son cadre de vie. La proximité est la seule méthode pour comprendre les problématiques locales. C’est du moins la conception que je me fais de la vie politique.

Le défi pour la gauche à Coignières est immense. Changer l’image de cette commune, la rendre exemplaire en matière de développement durable, recoudre le tissu social et urbain, transformer sa zone d’activités, penser et réaliser un nouveau plan de déplacement urbain, développer une véritable démocratie participative sont autant de priorités pour un projet municipal au service de tous les habitants.

Il n’est évidemment pas question pour moi de tracer seul la direction à suivre. Nous en déciderons collectivement dans le cadre de l’association Coignières pour tous que préside Marie-Claude Renaud. Un travail important a été effectué depuis 2001 par ses membres. Il prépare notre avenir commun : celui d’une large union pour faire de Coignières une commune solidaire, attractive et où il fait bon vivre.

02 juillet 2007

SICTOM de Rambouillet : du nouveau !

Un proche de Gérard Larcher mis en examen pour "abus de biens sociaux"
   
Une dépêche AFP annonce la mise en examen de Jean-Philippe Assel, ancien président du Symiris et du Sictom de Rambouillet. Il aura fallu près de six années pour en arriver à cette première étape. Après le passage de quatre juges d’instruction et le dépaysement du dossier de Chartres à Paris, la justice serait-elle enfin décidée à faire toute la lumière sur cette affaire ?

VERSAILLES, 29 juin 2007 (AFP) - Jean-Philippe Assel, ancien adjoint du maire UMP de Rambouillet Gérard Larcher et ancien président d'un syndicat d'ordures ménagères, a été mis en examen le 18 juin pour "abus de biens sociaux", "faux en écriture publique" et "favoritisme", a-t-on appris vendredi de source judiciaire.
   Entre 1995 et 2001, l'élu était président du Symiris, un "super-syndicat" interdépartemental, supervisant quatre syndicats intercommunaux de collecte et de traitement des ordures ménagères (Sictom) dans le sud des Yvelines, l'Essonne et l'Eure-et-Loir.
   En 2001, selon un article du Canard enchaîné daté novembre 2004, M. Assel avait déjà été placé en garde à vue, après l'ouverture à Chartres d'une information judiciaire pour "faux en écritures publiques", "abus de biens sociaux" et "favoritisme" après la découverte d'un trou de près de 30 millions d'euros de déficit dans les caisses des deux syndicats.
   Avant la création du Symiris, fut créée une société d'économie mixte, la Sem Iris, présidée par M. Assel et dont l'un des administrateurs était M. Larcher.
   Cette SEM était chargée de réaliser au profit des collectivités locales des études et des prestations de service pour la collecte des traitements, a rappelé la Chambre régionale des comptes (CRC) du Centre dans un rapport d'observation définitive du 11 octobre 2005.
   Or, cette société s'est vu verser entre 1994 et 1998 plus d'un million d'euros sans que "la matérialité des prestations fournies par cette société n'ait pu être établie", selon la CRC du Centre.
   Le gouffre financier a dû être épongé par les contribuables des trois départements : à Rambouillet, notamment, les usagers du Sictom ont vu leurs taxes d'enlèvement d'ordure ménagères doubler.

25 juin 2007

Sexisme au conseil général

Merci aux médias qui informent les Yvelines. C'est Le Parisien qui a publié cet article (samedi 23 juin 2007), citant une élue socialiste qui a justement réagi. On trouve la même photo sur le site du Conseil général, sous le titre INNOVATION !
 
pub-CG-6.07.jpg
La pub du département jugée sexiste
Une jeune femme brune dont on n'aperçoit que le bas du visage, vêtue d'un tee-shirt moulant avec les mots «I love techno» inscrits sur la poitrine. La nouvelle campagne de publicité des Yvelines est pour le moins déroutante. Elle choque les femmes - et certains hommes - qui la jugent sexiste.

Le président du conseil général, Pierre Bédier (UMP), n'y voit pas malice. Hier, à Versailles il a officiellement dévoilé cette pub destinée à attirer dans les Yvelines les investisseurs britanniques du secteur tertiaire et de la haute technologie. La photo sera publiée en juillet dans le Financial Times et dans Les Echos. Des dates de publication choisies en fonction de la Coupe du monde de rugby, qui se déroulera à la rentrée. Comme l'équipe anglaise sera hébergée à Versailles, la ville du Roi-Soleil s'attend à une déferlante venue d'outre-Manche.
«Cette photo est destinée à attirer l'oeil. Nous avons choisi de faire incarner les Yvelines par une femme jeune et moderne, explique le président Bédier. C'est un brin provocateur, mais l'image reste dans les limites du convenable. » Un clip sera également diffusé ce week-end sur la chaîne du câble Euronews. L'ambiance est volontairement différente. L'affiche un peu macho du vestiaire d'équipe de rugby est oubliée. Place au raffinement : aviron, châteaux, lycée international de Saint-Germain et portrait d'un cadre anglais heureux en famille. Tout est fait pour montrer que la qualité de vie peut être excellente à trente minutes de Paris. «Nos concurrents sont Paris et les Hauts-de-Seine. En mettant en avant l'aspect bucolique de notre département, nous gagnons des points dans le coeur des familles anglaises», explique Pierre Bédier.
Le coût de cette campagne s'élève à 600 000 €. Les élus du département sont tous d'accord pour attirer les investisseurs étrangers.

« Quand on veut valoriser l'intelligence et la technologie, on ne coupe pas la tête de la femme des Yvelines »

Mais la photo de cette femme sans tête choque Marie-Hélène Lopez-Jollivet (PS), la maire et conseillère générale de Vernouillet.
«Quand on veut valoriser l'intelligence et la technologie, on ne coupe pas la tête de la femme des Yvelines. Le message visuel est contradictoire. » L'édile se dit atterrée par cet encart un brin machiste. Elle estime que l'affiche ne trouvera pas son public. «La haute technologie et la recherche sont des secteurs à forte mixité, et je ne suis pas sûre qu'on touche les entrepreneurs anglais en leur renvoyant une telle image de la France. »
Jean-François Bel, le maire UMP de Montesson et vice-président du conseil général, confirme que la photo ne lui plaît pas, à titre personnel. Mais cet ancien patron des huiles Puget estime néanmoins que cette campagne est «pertinente».
«Nous avions fait une publicité mettant en scène une jeune femme sur un vélo qui disait : J'emballe tout . C'est grâce à ça que nous sommes devenus numéro un en France.»

Cette photo, qui sera diffusée en juillet dans la presse économique en France et au Royaume-Uni, a été présentée hier matin aux conseillers généraux.

Julien Constant


Merci donc à Marie-Hélène Lopez-Jollivet, une des 4 élus socialistes de notre assemblée départementale, une des 5 femmes (sur 39 conseillers généraux !).
Car Mme Christine Boutin, 1ère vice-présidente des Yvelines n'a rien trouvé à redire. Elle aurait pu pourtant s'indigner moralement : elle pourrait expliquer à son président et à son collègue Bel que, pour "emballer" en publicité, une femme sans T-shirt du tout, c'est encore plus efficace... Ces notables masculins qui cumulent si facilement, qui restent entre eux, pratiquent décidément un machisme très ordinaire.

Et si, comme autre innovation, on faisait sauter des têtes à Versailles, tiens ?? N'y voyons pas malice ; c'est bientôt le 14 juillet :

CG-sans-t--tes-copie-1.jpg

(Mais, pour mémoire, c'est la gauche qui a supprimé ce risque pour les justiciables, en 1981)

01 avril 2007

Rambouillet au jour le jour

Pour ceux qui souhaitent des informations sur Rambouillet, n’hésitez pas à vous rendre sur le blog des élus de l’opposition. L’actualité de ces derniers jours : la suppression du festival d’été après la patinoire cet hiver, l’indécision sur le cinéma, le sous-préfet donne raison aux élus de l’opposition sur la suppression par le maire de leur tribune libre dans le dernier numéro du Rambouillet-Infos

http://rambouilletrivegauche.over-blog.com

19 septembre 2006

Siemens-VDO : silence, on licencie !

File00121jpgvdo Les employés de Siemens-VDO  de Rambouillet seront bientôt fixés sur leur sort. Il faut rappeler que l’entreprise supprime au 1er octobre 180 postes de travail dont 166 à la production, 9 aux finances, 3 dans les services administratifs et 2 à la qualité. A ce jour, près de 140 personnes auraient demandé à bénéficier des mesures de départ volontaires dont plus de 40 en retraite ou préretraite. Il resterait donc une quarantaine de personnes susceptibles d’être licenciées. Il est probable que l’entreprise proposera pour amortir le choc quelques reclassements dans le groupe. Des départs pour Foix, Toulouse et Boussens pourraient être ainsi envisagés. Il sera toutefois bien difficile d’éviter des licenciements, même si la direction de l’entreprise se dit encore aujourd’hui dans l’impossibilité d’évaluer leur nombre. Le plus étonnant dans cette affaire est le mutisme des représentants du personnel et des organisations syndicales.

16 septembre 2006

Le pôle artisanal de Rambouillet est enterré

File00021jpgple L’Echo Républicain faisait état au mois de juillet de l’abandon du projet de pôle artisanal de la rue du général Leclerc à Rambouillet. La pépinière d’artisans prévue, en lieu et place de l’ancien garage Volvo, ne verra donc jamais le jour. L’article, assez bien documenté, allait jusqu’à rappeler l’existence entre 1914 et 1930 des cristalleries d’Arleu sur cette artère rambolitaine.

Nous pouvions y lire que Monsieur Couesnon (ancien maire-adjoint et conseiller technique auprès du maire) fait porter la responsabilité de cet échec sur des subventions du Conseil régional et du Conseil général qui n’auraient pas été votées. Je n’ai aucun titre pour prendre la défense du Conseil général, mais en ce qui concerne le Conseil régional nous ne votons de subventions que si un dossier de demande en bonne et due forme est déposé auprès des services de la région. Une fois le délai d’instruction écoulé, la commission permanente est saisie pour l’attribution de la subvention. La région Ile-de-France dans sa politique en faveur de l’emploi et du développement économique soutient l’artisanat.

Le projet de Rambouillet n’avait rien d’exceptionnel. Nous en subventionnons de nombreux de cet ordre. Notre aide peut aller jusqu’à 35% sur l’immobilier d’entreprise. Le problème, c’est que Rambouillet n’a apparemment pas fait de demande officielle. De plus, Monsieur Couesnon ne s’est jamais adressé au conseiller régional que je suis pour faire avancer un projet que j’aurais volontiers soutenu comme je le fais régulièrement pour ceux des communes du Sud-Yvelines. Le maire s’est contenté d’un effet d’annonce en conseil municipal et dans la presse.

Le fond du problème n’est pas un prétendu refus du Conseil régional, mais bien une absence de volonté politique et des choix budgétaires incompatibles avec ce type d’investissement. Le pôle artisanal n’a jamais été une priorité. Dans ces conditions, il serait plus loyal que l’équipe municipale assume cet échec prévisible plutôt que d’essayer de le faire porter par un tiers. Je regrette cette attitude qui en dit long sur la conception que nos édiles se font de leurs responsabilités. Monsieur Couesnon, dont je ne remets pas en cause la bonne volonté, ne peut s’en prendre qu’à ses « amis ».

03 septembre 2006

Rentrée scolaire : un lycée au Perray-en-Yvelines

File0007 Un lycée au Perray-en-Yvelines pour la rentrée… 2015 est un projet que la région Ile-de-France est prête à lancer.

La croissance régulière de la population dans le Sud-Yvelines, la volonté des élus locaux de construire sur notre territoire 600 logements par an, la réorientation du schéma directeur de la région Ile-de-France, le petit baby boom de l’année 2000 qui se poursuit, mais aussi la nécessité de diversifier la carte des formations proposées aux élèves, sont autant de raisons qui poussent à prévoir un tel équipement.

Saisi par la Communauté de communes des Etangs et avec le soutien de l’ensemble des élus du Sud-Yvelines, j’ai rédigé et fait voter en séance un amendement repris par l’exécutif régional qui inscrit ce projet sur la liste additionnelle du plan prévisionnel des investissements de la région Ile-de-France.

La municipalité du Perray-en-Yvelines met gratuitement à la disposition de la région un terrain de 9,5 hectares à moins de 400 m de la gare. Idéalement situé, à un carrefour de voies de communication, le nouvel établissement devrait être polyvalent avec les différentes voies - générales, technologiques et professionnelles - de formation. Sa capacité d’accueil sera de 800 places pour un budget de 35 millions d’euros.

Nous disposerons ainsi pour Rambouillet et sa région de deux lycées publics. Cela permettra de réduire les temps de déplacement des élèves, développera une offre de formation plus importante et complémentaire, répondra à une demande de scolarisation en hausse.

Si la région a compétence pour construire, il lui faut néanmoins l’assurance que le projet rencontre l’assentiment de l’Etat. Ce dernier assure entre autre la nomination et la rétribution des enseignants, des personnels administratifs et de direction. L’Inspecteur d’académie, que j’ai saisi par courrier, étudie aujourd’hui le dossier.

13 juillet 2006

Le pôle artisanal de Rambouillet est enterré

Ce matin, L’Echo Républicain, dont je suis un fidèle lecteur, fait état de l’abandon du projet de pôle artisanal de la rue du général Leclerc à Rambouillet. La pépinière d’artisans prévue, en lieu et place de l’ancien garage Volvo, ne verra donc jamais le jour. L’article, assez bien documenté, va jusqu’à rappeler l’existence entre 1914 et 1930 des cristalleries d’Arleu sur cette artère rambolitaine.

J’y découvre néanmoins avec surprise que Monsieur Couesnon (ancien maire-adjoint et conseiller technique auprès du maire) fait porter la responsabilité de cet échec sur des subventions du Conseil régional et du Conseil général qui n’auraient pas été votées. Je n’ai aucun titre pour prendre la défense du Conseil général, mais en ce qui concerne le Conseil régional nous ne votons de subventions que si un dossier de demande en bonne et due forme est déposé auprès des services de la région. Une fois le délai d’instruction écoulé, la commission permanente est saisie pour l’attribution de la subvention. La région Ile-de-France dans sa politique en faveur de l’emploi et du développement économique soutient l’artisanat.

Le projet de Rambouillet n’avait rien d’exceptionnel. Nous en subventionnons de nombreux de cet ordre. Notre aide peut aller jusqu’à 35% sur l’immobilier d’entreprise. Le problème, c’est que Rambouillet n’a apparemment pas fait de demande officielle. De plus, Monsieur Couesnon ne s’est jamais adressé au conseiller régional que je suis pour faire avancer un projet que j’aurais volontiers soutenu comme je le fais régulièrement pour ceux des communes du Sud-Yvelines. Le maire s’est contenté d’un effet d’annonce en conseil municipal et dans la presse.

Le fond du problème n’est pas un prétendu refus du Conseil régional, mais bien une absence de volonté politique et des choix budgétaires incompatibles avec ce type d’investissement. Le pôle artisanal n’a jamais été une priorité. Dans ces conditions, il serait plus loyal que l’équipe municipale assume cet échec prévisible plutôt que d’essayer de le faire porter par un tiers. Je regrette cette attitude qui en dit long sur la conception que nos édiles se font de leurs responsabilités. Monsieur Couesnon, dont je ne remets pas en cause la bonne volonté, ne peut s’en prendre qu’à ses « amis ».

01 juillet 2006

Jean-Paul Huchon et Siemens-VDO Rambouillet

File0003_1 A quelques jours de la présentation du plan de sauvegarde pour l’emploi au comité d’entreprise de Siemens-VDO, Jean-Paul Huchon (Président du Conseil régional d’Ile-de-France) répond au courrier par lequel je le saisissais de la situation de l’entreprise et de ses personnels. Il n’exclut pas que la région puisse intervenir.

Monsieur le Conseiller régional,

Vous avez bien voulu me faire part avec précision des difficultés dans laquelle se trouve l’entreprise Siemens-VDO de Rambouillet et des conséquences qu’elles comportent pour ses personnels.

Vous m’informez qu’un accord de méthode a été signé entre la Direction d’entreprise et les organisations syndicales préalable à la présentation au Comité d’entreprise du plan de sauvegarde pour l’emploi.

Je suis comme vous dans l’attente des mesures qui seront annoncées et je serai très intéressé de connaître votre réaction à cette situation sachant l’investissement qui est le vôtre pour l’avenir de ces personnels.

Je vous remercie donc par avance de m’indiquer votre position au lendemain du 4 juillet, afin que nous puissions examiner ensemble les éventuelles propositions que nous pourrions mettre à l’étude.

Je vous prie de recevoir….

                                                                                                           Jean-Paul Huchon.

13 juin 2006

SIEMENS VDO : entre suppression d’emplois et incertitude

File00011siemens La suppression des 180 emplois sur le site de SIEMENS VDO de Rambouillet sera effective à compter du 1er octobre 2006. La période de volontariat sera close au 1er septembre. Les mesures de contrainte prendront alors effet si le nombre des départs volontaires est insuffisant.

Le détail des suppressions par secteur est le suivant : 9 postes dans le département des finances, 3 postes administratifs, 2 postes dans l’unité « qualité » et 166 postes en production. Pour un nombre total de salariés en CDI compris entre 1000 et 1100 personnes, et surtout pour un effectif en production de 600 à 700 personnes, nous pouvons nous rendre compte qu’il ne s’agit pas d’une mesure homéopathique. La société se sépare de près de 25% du personnel qui travaille dans le secteur de la production. Ces départs entraîneront une baisse significative de la production, puisque cette dernière passera de 10 000 appareils (postes, tuners, navigation, etc…) produits par jour à 6 500.

En revanche, si les promesses de la direction sont tenues, le site de Rambouillet devrait, accueillir et regrouper l’ensemble des activités cockpit de VDO (toute l’électronique de l’habitacle, compteurs, diffusion d’images « tête haute ». Il est aussi prévu de poursuivre la modernisation de l’entreprise et de développer la R&D (recherche et développement).

Les deux syndicats représentatifs du site de Rambouillet – la CFTC et la CGT - sont signataires d’un accord de méthode avec la direction de la société qui fixe entre autres les principales mesures sociales en matière d’accompagnement des salariés : préretraites, offres de reclassement internes avec des aides à la mobilité géographique et à la formation au nouvel emploi, départs volontaires… Cet accord annonce le plan social qui sera présenté au comité d’entreprise et officiellement entériné le 4 juillet.

Si la société veut éviter tout licenciement, l’émotion est néanmoins forte parmi le personnel. Chacun redoute d’être la victime de la restructuration annoncée. La mobilité imposée peut aussi avoir des effets dramatiques. Ceux dont la carrière s’est essentiellement déroulée dans l’entreprise de Rambouillet ne peuvent imaginer faire le grand saut dans l’inconnu. On les comprendrait à moins.

10 juin 2006

Plan social chez SIEMENS VDO de Rambouillet

La vague des « plans sociaux » n’a pas fini de déferler dans les Yvelines. Aujourd’hui, elle atteint Rambouillet où la société Siemens VDO, premier employeur de la ville, annonce qu’elle se sépare de 180 personnes.

Depuis plusieurs mois la situation économique de l’entreprise s’était considérablement dégradée à la suite d’orientations industrielles désastreuses : fabrication de matériels radio/CD/navigation inadaptés à la demande et la perte d’un marché important avec PSA.

Si la direction a tenu à faire savoir que ce plan irait « bien au-delà des obligations légales » en offrant notamment des possibilités de reclassement au sein du groupe Siemens, force est de constater qu’une fois encore les salariés constituent la variable d’ajustement du nouvel ordre économique mondial.

Le ministre délégué à l’Emploi, Gérard Larcher, ancien maire et actuel premier adjoint, reste bien silencieux sur la question. Si nul n’est prophète en son pays, au moins serait-il de bon aloi de ne pas afficher la force tranquille de l’impuissance.

La Fédération du Parti socialiste des Yvelines soutient les employés de SIEMENS VDO de Rambouillet et participera à toute initiative de nature à préserver l’emploi sur le site.

04 juin 2006

Pour une gestion publique de l'eau à Rambouillet

Dsc00382 Il n’est un mystère pour personne que la qualité de l’eau à Rambouillet laisse à désirer et que son coût a atteint ces dernières années un niveau prohibitif. Nous sommes malheureusement dans la situation de nombreuses communes en France qui ont cédé la gestion de ce service à un grand groupe privé, en l’occurrence chez nous Veolia Environnement.

Dans notre pays, plus de 60% de la fourniture de l’eau aux particuliers est assurée par l’une des trois grandes entreprises qui se partagent ce marché juteux : Veolia, La Lyonnaise des Eaux et la SAUR. Leur philosophie est de faire d’un bien commun de l’humanité une marchandise comme une autre.

Il en découle des factures qui n’ont cessé d’augmenter sans pour autant que la qualité de l’eau ne se soit améliorée et que les investissements nécessaires n'aient été faits. Le prix de l’eau est ainsi en moyenne 27% plus élevé dans le cas d’une gestion déléguée au privé que pour une régie publique.

Il est aujourd’hui clair que nous n’avons rien à gagner à poursuivre dans la voie de la délégation au privé. Bien au contraire, c’est par une gestion publique de notre eau que nous pourrons mieux maîtriser sa qualité et son coût. Les communes qui ont fait cette démarche ne le regrettent pas.

Les arguments avancés par le maire de Rambouillet contre le retour au public - à l’époque Gérard Larcher - lors d’un débat en conseil municipal, ne résistent pas à l’examen : Rambouillet serait une commune trop petite pour assurer cette gestion et permettre ainsi la baisse locale du prix de l’eau (sic).

Qu’il aille voir ce qui se fait ailleurs et souvent dans des communes dont la taille est loin d’atteindre celle de Rambouillet. La région Provence Alpes Côte d’Azur est en pointe dans ce combat pour une gestion publique. A Varages, commune varoise de 1000 habitants, le maire a choisi en 2002 de reprendre la régie de l’eau en gestion communale directe et les consommateurs y ont trouvé leur compte.

Voir l’appel de Varages :

                        www.varages.fr/appel.asp

23 mai 2006

Plan social en perspective à SIEMENS VDO de Rambouillet

Depuis plusieurs mois, la situation économique de l’entreprise Siemens VDO s’est dégradée. Certaines orientations industrielles sur le site de Rambouillet se sont avérées désastreuses.

La société a perdu des marchés notamment auprès de PSA pour des matériels dits de « première monte » (options intégrées à l’habitacle). Elle a aussi essuyé un échec pour des produits "grand public" : série de postes intégrant radio/CD/navigation, dont les volumes des ventes prévus devaient atteindre les 300 000 unités. Elles plafonnent aujourd’hui à 50 000. Ces matériels sont visiblement inadaptés au marché : trop onéreux, requérant un spécialiste pour l’installation et non mobiles.

A l’instigation de la direction de l’entreprise, une réunion d’information s’est tenue. Le directeur du centre a insisté sur les risques de viabilité du site d’ici octobre 2006 si des mesures de réorganisation avec suppression de postes à la clef n’étaient pas prises dans les semaines à venir.

Le site de Rambouillet reste le seul site de production de systèmes de communication embarqués (autoradio et dérivés) en Europe occidentale. La fabrication de ce type de produits est maintenant localisée dans les pays à bas coûts de main d’œuvre.

Un plan social va donc être envisagé, dont la teneur n’a pas encore été révélée au personnel. La loi exigeant la publicité préalable de celui-ci auprès des instances représentatives des salariés. Dans ce cadre, le Comité d’Entreprise sera réuni et informé des propositions de la direction au début du mois de juin 2006.

La direction a tenu a faire savoir que ce plan irait « bien au-delà des obligations légales » pour les conditions offertes aux salariés touchés. Il se dit qu’il concernerait au moins 150 à 170 personnes. Des possibilités de reclassement seraient offertes au sein du groupe SIEMENS en France, en Europe et dans le monde.

20 mai 2006

Lili Marleen, censurée à l'école d'Arbouville de Rambouillet

Cin00276_091_1 Lili Marleen, immortalisée par Marlène Dietrich, n'a pu être chantée à Rambouillet par une jeune fille de onze ans de l'école d'Arbouville.

La directrice de l'établissement et l'inspectrice de l'Education nationale ont refusé que la chanson figure au spectacle de fin d'année préparé par les enfants.

Pensez-vous, voilà un texte entonné par les soldats allemands lors de la Seconde guerre mondiale. Cela pourrait raviver dans la cité certains souvenirs ! En plus, comprenez bien, Marlène Dietrich, avec ses bas résille et ses pauses lassives, ce n'est pas correct ! Nous pourrions avoir des remarques.

Une telle décision est proprement stupéfiante. Faut-il empêcher les jeunes Français d'apprendre une langue qui fut parlée par les nazis ?

Voilà un poème écrit en 1915, mis en musique en 1937, qui évoque un amour impossible entre une jeune fille et un soldat qui part à la guerre. Certes, il fut chanté par les Allemands, mais repris aussi par les soldats britanniques qui en firent une version anglaise.

Marlène Dietrich, à partir de 1944, en assura le succès planétaire dans ses spectacles devant les troupes...américaines.

Cette chanson appartient au patrimoine culturel européen. Il n'y a dans ses paroles aucune référence de près ou de loin au nazisme. Mieux, sa dimension universelle en a fait un véritable pont entre les peuples en guerre

Si Rommel l'appréciait, Goebbels la détestait. Cela devrait rassurer jusqu'aux plus sourcilleux sur les symboles. Et bien non !

Il semble que les autorités locales de l'Education nationale soient incapables de dépasser leurs propres fantasmes.

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