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20 avril 2008

La faim sans fin ?

17675winnowingricetanzaniacreditfao Le spectre de la faim revient en force depuis plusieurs mois. « Si les prix de l’alimentation continuent à augmenter, (…) des centaines de milliers de personnes vont mourir de faim », affirmait la semaine dernière Dominique Strauss-Kahn (Directeur du FMI). La situation est de plus en plus tendue et des émeutes éclatent dans les pays du Sud. Ce fut le cas ces derniers jours à Haïti, en Egypte, au Bengladesh, au Cameroun... Depuis juin 2007, le coût des produits alimentaires a augmenté de plus de 55%. Cette hausse ne fait que commencer tant elle semble liée au développement des biocarburants, à la spéculation sur les cours des matières premières agricoles, à l’évolution des modes de vie et au bouleversement du climat. Ce constat n’incite pas à l’optimisme. L’ONU, dans une note interne, évoque l’incapacité du système d’aide d’urgence à faire face à une crise d’une ampleur jamais connue. Une mobilisation mondiale est nécessaire pour enrayer l’explosion de l’insécurité alimentaire. Mais les pays repus du Nord sont-ils prêts à consentir les efforts nécessaires ? On peut en douter quand on voit dans quelle indifférence ces dernières années le problème alimentaire a été évoqué. S’il prend un tour plus aigu depuis quelques mois, on en oublierait presque qu’en vingt ans jamais la faim et la malnutrition ne furent en régression. Aujourd’hui, c’est près d’un milliard d’êtres humains qui en souffre. Il ne s’agit pourtant pas d’une incapacité à nourrir tout le monde. Notre planète peut très bien porter les récoltes suffisantes pour faire face à une plus grande demande de produits alimentaires. Mais pour cela il faudra bien sortir du système commercial actuel qui fonctionne à l’avantage des pays les plus riches et au détriment des pays les plus pauvres. Quand le FMI impose toujours des plantations d’exportation aux pays du Sud pour leur permettre de payer les intérêts de la dette aux banques des pays du Nord ou quand les Etats-Unis et l’Europe pratiquent les subventions à l’exportation qui laminent les marchés agricoles locaux, le combat est décidément trop inégal. Les déclarations d’intention ne suffiront pas à nourrir l’humanité, il faut des actes et vite !

12 mars 2008

Le Der des Ders est mort

La mort de Lazare Ponticelli, dernier poilu français de la guerre de 1914-1918, sonne la fin de toute mémoire directe sur un événement qui ensanglanta le début du XXe siècle. L’avènement de la guerre totale fit entrer le monde dans l’ère de la propagande de masse et prépara le lit du fascisme, du nazisme et du bolchévisme. Ce fut une certaine image de l’homme et de la civilisation qui fut remise en cause par ce conflit. La confiance dans le progrès s’en trouva profondément altérée. Pourtant, notre mémoire collective ne retient encore aujourd’hui de ce conflit pour l’essentiel que les conditions de vie et de mort des soldats dans les tranchées. La boue, le froid, les offensives meurtrières, mais aussi la camaraderie du front, les monuments aux morts et les « gueules cassées », appartiennent en propre aux principaux récits de la Grande Guerre. Longtemps hostile à des obsèques nationales, Lazare Ponticelli avait fini par se laisser convaincre à condition que l’ensemble des 8,5 millions de combattants français de 14-18 y soient associés. Le Der des Ders s’en est allé à 110 ans le devoir accompli, lui qui n’a jamais rien demandé. La nation peut-elle s’en souvenir ?

23 février 2008

Ingrid : 6 ans de détention

Betancourt_mela_belle_photo Aujourd’hui, samedi 23 février 2008, cela fait très exactement 6 ans qu’Ingrid Betancourt est otage des FARC. Trop de temps a passé, avec ce qu’il suppose d’usure pour Ingrid et les autres otages, comme pour leurs familles, otages d’une autre façon de cette privation de liberté de leur être cher.

Vous trouverez sur le site toutes les informations nécessaires pour vous joindre à une des multiples manifestations qui auront lieu ce week-end et dans les jours à venir.

www.betancourt.info

contact@ingridbetancourt-idf.com

04 mars 2007

M. DIALLO SARRA DOIT REVENIR !

Communiqué RESFImg_12121

Samedi 3 mars 2007

A l'appel du Réseau Education sans frontières (RESF) 150 personnes se sont rassemblées  ce matin, samedi 3 mars, devant l'agence AIR FRANCE de Versailles  pour exiger,  le retour de M. Diallo Sarra.

M. Diallo, depuis 18 ans en France, père de quatre jeunes enfants, dont les deux aînés, Kinkinié et Diamana, vont régulièrement à l'école maternelle "Petit Gibus" de Guyancourt (78), a été expulsé mercredi dernier.

Le rassemblement avait lieu aujourd'hui devant AIR FRANCE  pour dénoncer  la collaboration mise en oeuvre par le Directeur de la Police Nationale et le président de cette compagnie  pour organiser les expulsions.

Plusieurs intervenants ont rappelé, en présence de Mme Diallo et de ses enfants, qui vivent à Trappes (78), les épisodes tragiques vécus durant le mois de février : l'arrestation le 30 janvier sur le lieu de travail, les 30 jours d'angoisse au centre de rétention, les trois tentatives d'expulsion avortées et mercredi 28 l'embarquement forcé, entravé et anesthésié.

Malgré les pétitions et courriers adressés au préfet pour lui demander d'abroger l'arrêté préfectoral de reconduite à la frontière (APRF), malgré les mobilisations, y compris à l'aéroport, malgré l'opposition des passagers de l'avion, M. Diallo a été expulsé.

Des proches de la famille, des membres du RESF du 78 et d'ailleurs, d'associations humanitaires et de défense des Droits de l'Homme (dont deux citoyens américains), ont exprimé leur indignation devant un tel acharnement, devant de telles atteintes aux droits fondamentaux.

La solidarité s'organise autour de Mme Diallo et de ses enfants.

Des membres du RESF, actuellement au Mali, d'autres qui iront dans les prochains jours s'efforcent de venir en aide à M Diallo.

RESF ne cessera de réclamer justice pour cette famille.

Leur vie est ici.

M. Diallo doit très vite revenir pour que la famille puisse enfin vivre en paix ici.

" Mes frères noirs, en versant le même sang, vous gagnerez les mêmes droits que vos camarades français." disait en 1918  le député B. Diagne aux Tirailleurs d'Afrique. Comme le rappelait une des personnes présentes ce matin, certains d'entre eux s'appelaient "Diallo"

Site RESF : www.educationsansfrontieres.org         RESF 78 : www.resf78.ouvaton.org

23 février 2007

Ingrid et les otages colombiens : la longue attente

3affiches Cinq ans après son enlèvement, Ingrid Betancourt est toujours aux mains des FARC. Le président Uribe reste hermétique à tout accord humanitaire permettant d’échanger les otages contre les combattants emprisonnés dans les geôles de l’Etat colombien.

Mélanie, la fille d’Ingrid, reprochait ce matin sur France-Inter au gouvernement français de ne pas tout faire pour la libération de sa mère. La famille Betancourt a refusé l’invitation du ministre des Affaires étrangères en précisant que « poser sur des photos ne résoudra pas le problème ».

Astrid Betancourt se disait hier persuadée que sa sœur est toujours vivante, mais qu’il était possible qu’elle ne se trouve plus en Colombie. La stratégie du président Uribe, de vouloir libérer les otages par la force, aurait pu conduire les FARC à éloigner leurs prisonniers.

Les comités de soutien pour la libération d’Ingrid Betancourt et des autres otages colombiens sont plus que jamais mobilisés pour faire face à l’oubli. Parler d'eux sans relâche, évoquer leurs noms, interpeller les pouvoirs politiques et les candidats aux élections présidentielles et législatives, voilà le travail quotidien de milliers de personnes en France, en Europe et dans le monde.

Il est à craindre néanmoins que la situation de blocage perdure et que la radio reste encore longtemps le seul lien unissant les séquestrés à leur famille. Un lien fragile, mais qui entretient l’espoir d’une libération proche : des voix dans la nuit comme autant de bougies éclairant le chemin du retour.

Signez la pétition pour la libération d'Ingrid : www.agirpouringrid.com

22 janvier 2007

L’abbé Pierre ou « l’insurrection de la bonté »

Resize L’abbé Pierre s’est éteint aux premières heures du matin. On ne verra plus sa silhouette fragile appuyée sur une canne, son béret et sa capeline, partout où la dignité humaine était menacée. Cet inlassable pourfendeur de la misère ne s’est jamais contenté de réponses dogmatiques, il voulait simplement regarder les problèmes en face pour y trouver des solutions concrètes. Plus qu’une œuvre, il nous a offert une méthode et un amour des autres sans lequel rien n’est possible.

L’abbé Pierre était un homme d’engagements : dans les ordres depuis 1938, dans la Résistance ensuite, au service des plus démunis avec la fondation de la première maison des Compagnons d’Emmaüs en 1949 à Neuilly-Plaisance, dans ce combat pour le logement depuis cet appel de l’hiver 1954. La résignation lui était étrangère. Jusqu’à son dernier souffle de vie, il aura conduit cette « insurrection de la bonté » au service du plus faible.

Religieux atypique, ses rapports avec la hiérarchie catholique pouvaient être parfois difficiles. Ses prises de position en faveur de l’usage du préservatif, du mariage des prêtres, de l’ordination des femmes, ou encore de homoparentalité ont souvent surpris ceux qui le connaissaient mal. Son amitié pour Roger Garaudy le fera un temps s’égarer du côté des thèses « révisionnistes » avant qu’il ne comprenne son erreur. Il aura alors publiquement le courage de reconnaître s’être trompé et de demander pardon à ceux qu’il avait pu blesser.

C’est un grand Monsieur qui vient de disparaître. Il s’en est allé en paix vers ce Dieu avec lequel il n’a jamais interrompu son dialogue. Si chacun d’entre nous peut aujourd’hui se sentir orphelin, notre tristesse bien naturelle doit laisser place à l’espoir. Les héritiers de l’abbé Pierre poursuivront son œuvre.

05 mars 2006

L'esclavage moderne se porte bien

File00101 A l'occasion de la coupe du monde en Allemagne, des milliers de femmes et de jeunes filles vont être condamnées à l'esclavage sexuel par le développement de la prostitution sur les principaux sites où se disputeront les rencontres.

Tous les grands événements mondiaux sont malheureusement prétextes à ce type de pratiques d'un autre âge. Le PSE-Femmes lance une pétition que vous pouvez signer sur son site jusqu'au 8 mars, journée internationale de la Femme, et après : www.pes.org/content/view/365/169

Pour lutter contre l'esclavage moderne, le démentèlement des réseaux mafieux est la priorité, souligne le député socialiste Alain Vidalies, rapporteur de la mission parlementaire d'information sur l'esclavage moderne. Il insiste aussi sur la nécessité de mettre en place un statut pour les victimes.

En cliquant, dans la colonne de gauche, sur le lien avec le site du PS, vous pourrez prendre connaisance de l'ampleur du problème.

En France notamment, des hommes et des femmes sont privés de liberté, soumis à des servitudes pour dettes, obligés à travailler sans salaire, contraints de se prostituer.

Amnesty International de Rambouillet et Diagonal'Danse, en partenariat avec la médiathèque Florian, vous invitent à en débattre avec :

Anne-Marie VIOSSAT (Amnesty International) et Jean-Paul NUNEZ (C.I.M.A.D.E.)

                                 Vendredi 31 mars à 20h

                 médiathèque Florian, 5 rue Gautherin, Rambouillet.

Le débat sera précédé d'un spectacle de danse.

23 février 2006

Ingrid Betancourt : quatre ans de captivité

Le 23 février est unDsc00088 triste anniversaire. Cela fait quatre ans aujourd'hui qu'Ingrid Betancourt et Clara Rojas ont été enlevées par les FARC. Quatre années où nous n'avons pas cessé de réclamer leur libération, ainsi que celle des 4000 autres séquestrés de la jungle colombienne.

1500 communes, conseils généraux et conseils régionaux ont fait d'Ingrid Betancourt leur citoyenne d'honneur. Ces manifestations permettent que la chape du silence ne retombe pas. L'oubli est, avant les ravisseurs, l'ennemi de ceux qui sont privés de liberté.

Ingrid Betancourt donne un visage à l'ensemble des otages de part le monde. C'est à eux, au combat que mènent leurs familles, leurs amis et à tous ceux qui ne se résignent pas, que nous dédions cette journée.

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