L’agence spécialisée dans l’éducation (AEF) vient de rendre public le nombre des suppressions de postes prévu dans l’Education nationale par le gouvernement pour la rentrée 2012. Avec 14000 postes en moins, force est de constater que la saignée se poursuit au rythme imposé par le Président de la République depuis 2007. En dépit d’une augmentation généralisée des élèves, tous les degrés de l’enseignement public sont touchés. 5 700 postes seront supprimés dans le primaire, ainsi que 6 550 dans le secondaire, auxquels il faut ajouter 1350 suppressions dans le privé et 400 dans les services administratifs de nos établissements. Il y a quelques semaines, face à l’émotion suscitée par l’annonce de la fermeture de 1500 classes à la rentrée 2011, Nicolas Sarkozy laissait entendre qu’un moratoire sur les suppressions de postes dans le premier degré était prévu et il ajoutait, bravache, qu’il allait mettre l’éducation au cœur de son nouveau projet présidentiel. Un moment d’égarement probablement avant que le ciel financier ne s’assombrisse à nouveau. Là encore, Madame Merkel, les agences de notation et les marchés ont du trancher à sa place. Exit la fin des suppressions de postes dans le premier degré ! Place aux classes surchargées, aux élèves en plus grande difficulté, aux professeurs qui parent au plus pressé pour éviter maints naufrages. Un enseignant sur deux qui prendra sa retraite en 2012 ne sera donc toujours pas remplacé. Au total, 80 000 postes auront disparu sous le quinquennat de Nicolas Sarkozy. Voilà un bilan clair, précis et objectif. Promesse tenue. Ouf !
C'est inquiétant quand il tient ses promesses.
Rédigé par : teuteuf | 27 août 2011 à 12:33