Florence Cassez, qui purge une peine de 60 ans de prison pour un crime qu'elle n'a pas commis, est devenue un enjeu politique entre la France et le Mexique. C'est évidemment pour elle la pire des situations. Tout comme M. Calderon manipule l'affaire Cassez à des fins électoralistes, M. Sarkozy a tort de vouloir la transformer en une affaire d'Etat. Tout le monde se moque de l'année du Mexique en France, en revanche personne ne peut être indifférent au sort de Florence Cassez.
Il faut vite revenir sur le terrain juridique, qui seul peut permettre de trouver une solution. Si jusque-là le président Calderon a refusé toute mesure de clémence ou de "transfèrement", il n'en serait pas moins irresponsable d'engager une épreuve de force avec les autorités mexicaines. C'est malheureusement ce qui se dessine depuis quelques jours. La diplomatie est l'art de sortir par le haut des impasses que l'on s'est évertué à construire. La France est-elle encore en mesure de protéger ses ressortissants à l'étranger ?
De cette réponse dépend le sort de Florence Cassez, mais aussi des autres Français otages de part le monde.
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