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| Le blog de Coignières Pour Tous »
Le Parti socialiste serait au plus mal dans cette campagne électorale. Il perdrait pied dans les sondages et serait incapable de produire le moindre programme. Ses propres troupes fileraient en rangs serrés chez François Bayrou et la pauvre Martine Aubry n’aurait plus que ses yeux pour pleurer ! Cette analyse d’une défaite annoncée ne fait pas honneur aux médias qui tentent de l’accréditer.
En fait, si l’on veut bien faire un effort d’analyse et ne pas prendre pour argent comptant la propagande du gouvernement consciencieusement relayée par certains organismes de presse, la situation est toute autre. Le PS fut le premier parti à rendre publique ses listes dans les huit circonscriptions régionales, à se doter d’un programme solide élaboré avec les 27 autres partis socialistes ou socio-démocrates européens www.parti-socialiste.fr et à entamer sa campagne. Ce n’était déjà pas si mal pour un parti prétendument moribond.
L’UMP, dont on cherche en vain le programme et les listes, aurait pu en prendre de la graine. Il est vrai que cette dernière se range derrière Nicolas Sarkozy qui a « si bien réussi quand la France présidait l’Europe ». Qu’en reste-t-il de cette présidence française en dehors des effets d’annonce ? Rien ! Non, pas tout à fait. La France et l’Europe se sont faites humilier par la Russie qui occupe aujourd’hui une partie de la Géorgie. Le plan de relance européen contre la crise se résume à 27 plans nationaux sans réelle cohérence et coordination…etc…etc…
Quand aux fameux sondages, ils montrent en fait une grande stabilité du PS autour de 22%, score légèrement supérieur à la période 1979-1999 (20,7%). Faut-il rappeler que la liste conduite par François Mitterrand en 1979 avait fait 23,53 % et celle conduite par François Hollande en 1999, au moment où les socialistes étaient au zénith de leur popularité en France comme en Europe, n’avait pas dépassé les 22% (21,9%) ? Alors, au soir du 7 juin, un score entre 20 et 22 % ne pourrait pas être interprété comme une défaite du PS. Loin s’en faut !
En fait, ce qui frappe dans tous les sondages, c’est l’effondrement de la droite, qui non seulement se confirme, mais s’amplifie lourdement. De 40,9% en moyenne entre 1979 et 1999, elle passe à 27% dans les intentions de vote aujourd’hui. Nous sommes très loin de la liste de Simone Veil (RPR-UDF) qui, en 1984, a recueilli 43% des suffrages exprimés. Aujourd’hui, le total de la droite ne dépasse pas les 33%. Si l’on ajoute les droites extrêmes, on atteint péniblement les 40% d’intentions de vote. Pas de quoi pavoiser, quand la gauche dépasse les 44% !
Il est clair que l’élection du 7 juin peut se traduire par une victoire importante de la gauche avec un parti socialiste conforté. Le Modem, loin de tailler des croupières au PS, détourne en fait de l’UMP l’électorat centriste qui votait majoritairement à droite auparavant. La faiblesse du score dans les sondages de l’UMP, du Nouveau Centre et du Parti radical (27%) l'atteste.
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