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27 juillet 2008

La France pense sa défense

Que sont devenues les bonnes guerres d’antan où des centaines de milliers d’hommes s’affrontaient sur des fronts bien définis ? Où l’accumulation de matériels, accompagnée de bombardements massifs et d’une vitesse d’exécution hors norme, faisaient rompre la défense adverse ? Cette conception de la guerre-éclair, qui pouvait devenir totale, éprouvée au XXe siècle ne serait-elle plus qu’un objet d’étude pour les historiens ? En effet, à l’heure de la mondialisation, rien ne serait plus dommageable que de penser les conflits à venir et les stratégies militaires s’y appliquant sur le modèle de ceux du passé. Le mur de Berlin est tombé, l’Europe est durablement en paix. La menace extérieure a changé de nature. Plus diffuse, elle prend les traits du terrorisme, souvent islamiste, même si ce dernier est loin d’être le seul en cause. Les attentats du 11 septembre 2001 aux Etats-Unis ont achevé de convaincre les responsables politiques des grandes puissances que nos systèmes de défense étaient inadaptés aux évolutions du XXIe siècle.

Le livre blanc sur la défense et la sécurité nationale, publié récemment en France, a corroboré cette analyse. Les propositions qu’il contient serviront de cadre à la future loi de programmation militaire que prépare le ministre de la Défense. Deux priorités ont déjà été validées par le Président de la République : la protection des forces engagées en opérations extérieures et le renseignement. Ce choix s’inscrit dans la logique d’une évolution, amorcée au moins depuis la guerre du golfe en 1991, qui a vu ainsi la suppression du service militaire au profit d’une professionnalisation de nos armées. Mieux vaut avoir 60 000 soldats prêts à combattre, entraînés à des missions spécifiques, que 400 000 hommes incapables de répondre aux nouvelles exigences de la guerre moderne. Que la priorité soit désormais au renforcement de notre capacité à « projeter » des forces là où l’exigent nos intérêts et ceux de nos alliés ne peut surprendre. Par ailleurs dans le nouveau contexte international, que certains observateurs qualifient de « désordre mondial », le renseignement est devenu une arme décisive. Les attentats du 11 septembre n’ont-ils pas d’abord été interprétés comme la faillite des services de renseignement américains incapables d’analyser la somme d’informations recueillies ? Il est indéniable comme l’affirme Jean-Claude Mallet, coauteur du livre blanc sur la défense, que « si, aujourd’hui, on perd la bataille de l’information et du renseignement, on perd la guerre ». Le renseignement nourrit aussi bien la décision politique que la manœuvre militaire. Renforcer dans ce domaine nos capacités techniques et nos moyens d’exploitation est un choix cohérent pour maintenir notre liberté d’action.

Il serait donc particulièrement irresponsable de ne pas souscrire à ces orientations. Elles résultent à la fois d’une analyse objective de la situation du monde et d’une prise en compte des enseignements de l’histoire du XXe siècle. Pour autant, il serait dangereux de se satisfaire de ces seules mesures au détriment d’une vision beaucoup plus globale. Il faut penser notre sécurité à l’échelle européenne. Le cadre national n’est plus en mesure de l’assurer. L’épisode du second porte-avions montre bien que nous n’avons pas dans ce domaine les moyens de notre autonomie. La France doit donc accepter d’être le maillon fort d’une défense qui la dépasse et de ce fait la protège réellement.

De la même manière, la suppression de 83 sites militaires sur le territoire national ne peut se justifier que si cette opération répond en totalité à notre nouvelle stratégie militaire. On peut se demander parfois, en l’absence d’une réelle concertation, quels furent les critères qui présidèrent à l’annonce de telle fermeture plutôt que telle autre. La pugnacité des élus locaux, comme ce fut le cas à Mourmelon, ou les petits arrangements électoraux sur la révision constitutionnelle - le report de l’annonce des fermetures après le vote du congrès – ont-ils joué dans ces choix ? Que penser encore des suppressions annoncées à l’horizon 2012, à l’instar du Commissariat à l’Armée de Terre de Rambouillet ? On aurait voulu annoncer certaines fermetures sans se donner les moyens de rendre la décision effective qu’on ne s’y serait pas pris autrement. Qui peut croire qu’en pleines campagnes électorales (présidentielle et législatives) ces villes seront désertées par leurs soldats sans solution de remplacement avantageuse ? Et là, ce ne sont pas les 320 millions proposés qui y suffiront ! Les tacticiens l’auront une fois de plus emporté sur les stratèges, tandis que la « modernisation » de notre défense se résumera à quelques maigres économies budgétaires et au renforcement des inégalités territoriales.

24 juillet 2008

Bouffées sexistes au Conseil général des Yvelines

Dsc00001 Pierre Bédier et la majorité du Conseil général des Yvelines ont manifestement du mal à contenir leurs bouffées sexistes. Après une première campagne en 2007 intitulé I love techno où une jeune fille dans une position suggestive était sensée vanter les mérites du département en matière de R&D (Recherche et Développement), ils récidivent en 2008 avec la volonté affichée « d’amplifier les effets de cette première campagne ». En s’adressant tout particulièrement aux diplômés des grandes écoles, ils présentent une série de visuels qui montrent les Yvelines incarnées par une jeune fille dans une attitude de séduction provocatrice avec des jeux de mots où les allusions sexuelles dominent (www.yvelines.fr). Il est difficile de faire plus sexiste dans une communication officielle d’une collectivité territoriale. Si l’image de la femme est atteinte, contrairement à ce que prétend la notice explicative qui parle d’une « touche toujours féminine et décalée », voire d’un « clin d’œil afin d’exprimer l’innovation et l’audace, au cœur de nos politiques », celle des élus qui soutiennent une telle campagne ne vaut pas mieux. De plus, cette dernière suggère dans l’inconscient collectif que les diplômés des grandes écoles sont nécessairement des hommes. Au lieu de lutter contre la forte inégalité des sexes qui règne au détriment des femmes dans ce milieu particulier de l’enseignement supérieur, cette communication l’entérine, voire la renforce.  S’il fallait trouver une terre d’asile à la droite la plus bête du monde, le département des Yvelines, en plus de ses performances économiques, serait aussi dans ce domaine au premier rang. 

19 juillet 2008

La Ve République : entre démocratie parlementaire et appel au sauveur

Le 21 juillet, les parlementaires prendront la direction de Versailles pour une énième révision de la constitution de la Ve République. Il est pourtant difficile de voir dans le projet proposé au suffrage des députés et des sénateurs une réponse efficace à l’omnipotence du Président de la République. Alors que sur le sujet tout et son contraire a été dit, il n’est peut-être pas inutile de revenir sur l’histoire d’une présidentialisation qui n’a pas trouvé seulement ses adeptes à droite, même s’il est probable qu’une très large majorité de gauche votera contre la révision constitutionnelle.

La constitution adoptée en 1958 renforçait déjà le pouvoir exécutif par rapport au pouvoir législatif. Un exécutif fort était une condition imposée par le général de Gaulle pour rompre avec l’impuissance de la IVe République, mais les députés avaient obtenu de ce dernier la responsabilité du gouvernement devant le Parlement. En cela, le régime demeurait au moins formellement parlementaire. La présence d’un Premier ministre qui conduisait la politique de la nation pouvait encore faire illusion. Un objet constitutionnel hybride était né, que les constitutionalistes de l’époque peinaient à définir. François Goguel parla d’un « régime parlementaire sans souveraineté du Parlement » et Maurice Duverger d’un « régime semi-présidentiel ». Ces deux spécialistes avaient dans leur analyse bien mis en évidence le rôle minoré du Parlement par la perte de la maîtrise de son ordre du jour et d’une partie importante de son pouvoir législatif.

S’il fallut attendre la révision de 1962 pour que le Président de la République jusqu’alors élu par un collège élargi de 80 000 notables (parlementaires, maires, conseillers municipaux) le soit désormais directement par les Français au suffrage universel, les articles 11 (référendum), 16 (pleins pouvoirs), 49.3 (adoption d’un texte sans vote si une motion de censure n’obtient pas la majorité) pour n’évoquer que les plus connus avaient à la fois renforcé les pouvoirs du président et du gouvernement. En fait, ce que certains allaient appeler improprement, mais avec un tel pouvoir d’évocation, une « monarchie présidentielle », était né avant tout d’un contexte et d’une pratique particulière des institutions.

Le contexte fut celui de la guerre d’Algérie où les partis politiques laissèrent tacitement au général de Gaulle les mains libres pour résoudre le conflit, trop heureux de trouver quelqu’un qui fît le sale boulot qu’ils n’avaient pas su ou pu faire sous le précédent régime. La présidentialisation s’est alors considérablement renforcée par la pratique du pouvoir inaugurée par le général de Gaulle. La révision constitutionnelle de 1962 fit figure de conclusion logique à trois années d’un pouvoir sans partage du président où le rôle du Premier ministre était déjà réduit à celui d’un exécutant. Pouvait-il échapper aux Français que Michel Debré, favorable à l’Algérie française, « conduisait » une politique algérienne qui s’acheminait vers l’indépendance ?

Cette présidentialisation du régime, qui n’en resta pas là, fut condamnée par de nombreuses personnalités de gauche. Pierre Mendès France et François Mitterrand furent parmi les adversaires les plus résolus des nouvelles institutions. Ils menèrent campagne contre le retour du général de Gaulle, contre l’adoption de la constitution et contre l’élection du Président de la République au suffrage universel. En 1964, François Mitterrand fit paraître un pamphlet qui connu un certain succès : Le Coup d’Etat Permanent. Ce livre contribua à l’installer comme l’opposant le plus remarquable au général de Gaulle et lui valut, après la tentative avortée de Gaston Defferre, d’être le candidat de la gauche unie à l’élection présidentielle de 1965.

Cette candidature, au regard de l’histoire, n’a rien d’anecdotique. Elle marque en fait la conversion progressive de la gauche aux institutions de la Ve République. Comment pouvait-on être candidat à la fonction suprême sans en épouser toute sa dimension ? En 1981, enfin élu, François Mitterrand répondra à ses interlocuteurs qui l’interrogeaient sur ses prises de positions passées, qu’il « gérait un coup d’Etat ». Force est de constater qu’il ne fit rien pour changer les choses. Il se coula dans les institutions de la Ve République comme avaient pu le faire ses prédécesseurs de droite. Il joua sans vergogne de son pouvoir de dissolution de l’Assemblée, utilisa le référendum à plusieurs reprises et les gouvernements de gauche usèrent et abusèrent du 49.3. Faut-il y voir là un hommage posthume à Guy Mollet ? En effet, l’ancien président socialiste du Conseil en avait été l’inventeur lors de sa participation aux travaux de la commission chargée de rédiger la constitution de 1958.

Il était clair que les socialistes rompaient dans les années quatre-vingt avec la tradition parlementaire qui avait été, depuis la fin du XIXe siècle et leur ralliement à la République, leur seul horizon politique. Comme dans toute évolution culturelle, la rupture avait été progressive et s’inscrivait dans la volonté du Parti socialiste, qui s’était reconstruit à Epinay en 1971, à exercer le pouvoir. Le passage au quinquennat et l’inversion du calendrier électoral en 2000, sous le gouvernement de la gauche dite plurielle de Lionel Jospin, renforçait la logique présidentielle des institutions. Ce qui pouvait apparaître à certains observateurs peu avertis comme anecdotique était en fait une réforme de fond aux conséquences non négligeables. Elle fit bien grincer quelques dents au sein du PS, mais les opposants restèrent discrets. Le temps avait fait son œuvre. A tel point d’ailleurs, que lors du récent débat sur les institutions européennes, ce fut la gauche et l’extrême-gauche qui réclamèrent à cor et à cri un référendum ! Cette pratique institutionnelle, vilipendée quelques années plus tôt, est désormais parée de toutes les vertus démocratiques.

Robert Badinter a raison quand il affirme dans Le Nouvel Observateur que « Le président est donc à la fois le maître de l’exécutif et le maître du législatif. Il est le véritable chef de la majorité parlementaire. Il faut donc contre-balancer cette monocratie. Nous en sommes bien loin avec ce projet ». La possibilité donnée au président de s’exprimer devant le Parlement réuni en Congrès une fois par an ne va pas dans le sens d’un rééquilibrage des pouvoirs. La survie de l’article 49.3, le maintien du mode de scrutin des sénateurs qui nie l’alternance démocratique et l’absence de réforme de la composition du Conseil constitutionnel qui sert aujourd’hui de maison de retraite aux anciens présidents de la République confirme cette analyse. Pour autant, si tous ces points qui font clivage n’avaient pas existé, la logique présidentielle des institutions et de leur pratique aurait-elle été fondamentalement remise en cause. On peut en douter dans la mesure où le régime actuel trouve dans l’opinion publique une forte assise et que bien des parlementaires de droite comme de gauche s’en accommodent. S’il correspond à une évolution importante de notre culture politique, notamment à gauche, il constitue surtout la synthèse plutôt réussie entre l’exercice de la démocratie parlementaire et l’appel au sauveur.

17 juillet 2008

Les échos du conseil n° 23

Dsc00332_2 Cette séance du Conseil régional (26-27 juin 2008) était particulièrement chargée. En plus des traditionnelles questions d’actualité, 29 rapports, une audition (celle de Jean-Pierre Jouyet, secrétaire d’Etat aux Affaires européennes) et deux vœux étaient à l’ordre du jour.

Lors des questions d’actualité, Philippe Kaltenbach, au nom du groupe socialiste, est revenu sur le Plan de mobilisation pour les transports en commun annoncé le 19 juin par le président de la région. Il a tout particulièrement insisté sur l’amélioration des déplacements de banlieue à banlieue à travers le projet d’une rocade ferrée dite Arc Express dont la réalisation se ferait par tranche successive. Un débat public doit s’engager dans l’année 2009. Nous souhaitons que ce dernier concerne l’intégralité du projet et non les deux secteurs qui seront réalisés en priorité (Arcueil-Cachan à Val-de-Fontenay et la Plaine Saint-Denis à la Défense). Dans sa réponse, Jean-Paul Huchon s’est dit « favorable lui aussi à ce qu’un tel débat porte sur l’ensemble du projet et puisse associer l’ensemble des habitants concernés ». C’est la position qu’il proposera à l’Etat qui aura en charge son organisation. Pour finir, il a souhaité que ce débat public « soit l’occasion de montrer que Arc-Express constitue bien un projet d’intérêt régional, non seulement pour chacun des territoires traversés, mais aussi pour les habitants de la grande couronne qui pourront bénéficier de l’effet réseau qu’il apportera ».

Parmi les 29 rapports proposés au vote des conseillers régionaux lors de cette séance, quelques uns se distinguent par leur importance politique notamment dans les secteurs sanitaire et social, formation professionnelle, éducation et logement.

Ø      En matière sanitaire et sociale : il s’agit tout d’abord du rapport cadre intitulé « Lutter contre les inégalités sociales et de santé et pour l’autonomie. L’action régionale dans le développement social et de la santé ». Le Conseil régional concentre désormais sa politique sanitaire et social autour de quatre axes principaux : la prévention, la lutte contre l’exclusion, l’autonomie des personnes âgées ou en situation de handicap et leur hébergement. Cette démarche marque à la grande satisfaction des élus socialistes l’arrêt du saupoudrage qui confinait à multiplier les démarches expérimentales aux dépens d’un effort concentré sur les enjeux prioritaires.

Ø      En matière de formation : un autre rapport cadre intitulé « Vers un service public régional de la formation et de l’insertion professionnelle. Politique régionale en faveur de l’accès et du retour à l’emploi qualifié dans le cadre du schéma régional des formations » propose la création d’un service public répondant à l’enjeu essentiel de la formation qualifiante des chômeurs. Actuellement, à peine 60 000 demandeurs d’emplois sont formés chaque année en Ile-de-France. Le Schéma des formations fixe un objectif à 100 000 d’ici 2013. Cette initiative forte de la région intervient dans un contexte d’incertitude provoquée par les interrogations que l’on peut avoir sur les projets de réforme du gouvernement en matière de formation professionnelle. Si la loi de 1971 avait été un formidable progrès dans ce domaine, il apparaît de plus en plus nécessaire de faire en sorte que la formation professionnelle profite aussi à ceux qui en ont le plus besoin, c’est-à-dire ceux qui sont les moins qualifiés.

Ø      En matière d’éducation : le « rapport cadre relatif aux politiques éducatives en collèges et en lycées » répond à l’élévation du niveau de formation voulu dans le Schéma régional de la formation initiale et continue tout au long de la vie. De nouvelles pistes d’action émergent, dont la mise en place progressive, en partenariat avec l’Education nationale, constitue l’enjeu des prochaines années pour atteindre les objectifs du Schéma des formations. Dans mon intervention sur ce rapport, j’ai insisté sur la nécessité de mener de front l’élévation du niveau des connaissances et l’aide pour pallier les difficultés scolaires et sociales que rencontrent de nombreux jeunes. Le soutien à la réussite scolaire participe de la démocratisation de notre système éducatif. Si ce rapport propose des dispositifs très concrets, il n’est pas question pour nous de nous substituer aux enseignants. Aucune décision ou action pédagogique ne peut être prise à leur place.

Ø      En matière de logement : il s’est agi d’une communication déclinant les propositions de la région aux Etats Généraux du logement en Ile-de-France. Le logement n’est pas une compétence de la région, mais face à la crise que nous traversons il nous fallait intervenir. La création de l’Etablissement public foncier régional, l’aide incitative à la construction de logements sociaux, les réhabilitations de logements dégradés (domaine dans lequel nous avons déjà largement dépassé les objectifs de notre programme électoral de 2004 : 200 000 réhabilitations pour 120 000 prévues), l’accélération de la construction de logements étudiants (15 000 d’ici 2010) sont autant de preuves de notre détermination. Elles sont réaffirmées dans les propositions que nous faisons : création d’un syndicat du logement en Ile-de-France, accroître massivement l’effort en faveur du logement (plan d’urgence, passage à 2% du PIB hors aide à la personne, améliorer le fonctionnement du PLS, maintenir la collecte du livret A au bénéfice intégral du financement du logement social, subordonner l’accueil d’activités économiques nouvelles à la réalisation de logements, prévoir dans les PLU une part minimale de logements sociaux (30%), tripler les sanctions en cas de non respect de l’article 55 de la loi SRU, construire un logement social durable et de qualité, empêcher que les bénéficiaires prioritaires du Droit au logement opposable soient relogés dans les ZUS, subordonner la production de logement PLS dans les communes SRU à une production minimum de PLUS et PLAI…

Cette séance fut aussi l’occasion d’approuver le compte administratif 2007. Le taux de réalisation s’élève à 96,7% par rapport au budget primitif. Il est particulièrement élevé et traduit la justesse de nos prévisions budgétaires. On peut constater une augmentation prévisible des dépenses de fonctionnement liée à la décentralisation qui pèse sur l’autofinancement.

Pour finir, il nous faut signaler l’audition de Jean-Pierre Jouyet, secrétaire d’Etat en charge des Affaires européennes. Il intervenait dans le cadre de la présidence française de l’Union européenne. Notre groupe, par l’intermédiaire de Philippe Ducloux, a souhaité entendre le ministre sur trois sujets précis : l’avenir de l’Europe à la suite du non irlandais, le projet d’Union pour la Méditerranée et la place de la région en Europe. Jean-Pierre Jouyet semblait avoir retrouvé un optimisme de bon aloi qui ne ressortait pas de ses premières déclarations après la victoire du non en Irlande. Il a rappelé l’importance du bassin méditerranéen pour l’Europe, mais ne cacha pas que cette Union pour la Méditerranée était encore loin d’être acquise. Il a conclu sur quelques accents régionalistes en insistant sur la place déterminante des régions en Europe tout en faisant remarquer que la construction européenne est d’abord celle des Etats. Un exercice politique pas très simple pour cet homme de gauche rallié au Président de la République dont il s’est plutôt bien sorti. Il est vrai que les questions avaient été transmises à l’avance et que le cadre d’une audition reste très formel.

14 juillet 2008

Le journal du conseil régional

C65c7d91c4 Le sommaire du journal du conseil régional :

L'Europe et nous - 700 millions d'euros pour la Région

La Palme d'or est francilienne - Entre les murs, le film de Laurent Cantet primé à Cannes, a été aidé par la Région.

La forêt gagne du terrain - Refuges de la biodiversité, les espaces sylvestres occupent 23% du territoire de la région.

Le "lieu du design" bientôt ouvert - La Région va se doter d'une structure pour fédérer les professionnels de l'esthétique industrielle.

Pour retrouver toutes ces rubriques, cliquez sur ce lien :

http://wwww.iledefrance.fr/le-journal/

ou http://www.iledefrance.fr

13 juillet 2008

Avis favorable de la commission d’enquête sur le SDRIF

Le président de la commission d’enquête relative au projet de SDRIF a remis officiellement son rapport à Jean-Paul Huchon. Il fait état d’un avis favorable à l’unanimité assorti de quatre réserves et de quinze recommandations.

Les réserves ne remettent pas en cause le fond du projet puisqu’il s’agit seulement de remarques de forme : quelques erreurs matérielles doivent être corrigées, l’échelle de la carte générale doit passer de 1/200 000e à 1/150 000e, toute référence aux désaccords avec l’Etat doit être supprimée du texte, les éléments normatifs devront être regroupés à la fin de chaque chapitre pour bien les distinguer des éléments incitatifs. Les recommandations ne s’imposent pas à la région, ce sont des préconisations vivement souhaitées par la commission d’enquête : mieux hiérarchiser les projets de transports, afficher davantage de mesures concrètes en faveur de l’éco-région, renforcer le chapitre sur l’économie et l’attractivité, détailler l’évaluation environnementale du projet…etc…

Cet avis vient valider quatre années de travail au service d’un projet ambitieux pour l’Ile-de-France et met en échec la stratégie du refus développée par la droite francilienne lors de la procédure d’enquête. Le combat d’arrière-garde le plus caricatural aura été mené dans le Sud-Yvelines par le SMESSY, présidé par Gérard Comas, et l’immense majorité des maires des communes sud-yvelinoises, dont celles de Coignières et de Rambouillet, qui auront émis un avis défavorable après avoir obtenu a peu près tout ce qu’ils souhaitaient lors de la phase de concertation. Ils invoquèrent souvent pour justifier leur vote des arguments ne relevant pas pour l’essentiel du SDRIF (voir article blog). Le document final sera donc adopté lors d’une séance exceptionnelle du conseil régional au mois de septembre 2008. L'Etat n'aura plus qu'à l’accepter ou à le refuser.

Une décision négative de ce dernier pourrait être interprétée comme une déclaration de guerre politique. De précieuses années seraient de fait perdues, alors que ce document est un atout pour notre territoire. Il lui ménage des perspectives équilibrées de développement et permettra plus largement de faire face aux défis que rencontre aujourd’hui l’Ile-de-France confrontée à la nécessité de répondre à la demande de logements, d’emplois, de déplacements, de protection des espaces remarquables, de réduction des inégalités sociales et environnementales.

05 juillet 2008

La direction de Continental-Rambouillet réagit : réponse de Monsieur Sainsaulieu (directeur de Continental-Rambouillet)

Lettre11 Je viens de recevoir un courrier de Monsieur Lionel Sainsaulieu (directeur de Continental Automotive Rambouillet) qui a été déposé en mairie de Coignières. Il répond à mon article paru récemment sur ce blog à propos des difficultés que rencontre l’entreprise rambolitaine. Pour votre information vous trouverez ci-dessous in extenso ce courrier qui apporte certaines nuances à mes propos, mais qui ne les dément pas réellement sur le fond:

Monsieur,

Nous souhaitons tout d’abord vous remercier de l’intérêt que vous portez aux salariés de Rambouillet et, d’une façon plus générale, à la situation du site rambolitain de Continental. Comme vous le savez, la situation est difficile aujourd’hui sur notre site. En 2009, nous devrons à nouveau faire face à une crise liée aux actuelles difficultés économiques que traversent nos clients automobiles.

Nous avons pris connaissance du dernier article paru sur votre blog et nous souhaitons réagir à certaines de vos formulations :

1-      Vous semblez suggérer dans cet article que vous avez eu un échange avec la responsable de la communication du site ; il semble plutôt que vous avez tiré ces informations d’un article d’Ariel Schwarz publié dans l’Echo Républicain daté des samedi 21 et dimanche 22 juin.

2-      Ensuite, vous mentionnez l’existence de plusieurs « incidents violents ». Nous n’avons eu à ce jour à déplorer qu’un seul incident. En revanche, cet incident, même s’il a été non violent, est inacceptable et son auteur a été sanctionné.

3-      Plus généralement, vous évoquez le manque d’efficacité des mesures prises en 2006. Si ces mesures n’ont malheureusement pas permis de résoudre à long terme le problème de charge que nous constatons aujourd’hui en 2009, elles ont néanmoins permis de pérenniser l’activité sur ces trois dernières années. Bien sûr, cela reste insuffisant et nous examinons toutes les solutions pour maintenir à long terme l’activité manufacturière sur le site, y compris au travers de la recherche d’un partenaire qui pourrait apporter ses propres activités. Cependant, il est très important de noter que ce répit a permis de construire le nouveau bâtiment « Convergence », de développer de nouvelles technologies sur le site de Rambouillet, aujourd’hui reconnu comme le centre de compétences mondial pour plusieurs technologies clefs.

4-      Enfin, vous affirmez que certaines décisions de ne pas donner suite à des propositions émanant de Monsieur Denis Tersen, directeur du développement économique de la région Ile-de-France, sont dues à des pressions politiques. Nous opposons un démenti formel à une telle affirmation. Notre unique objectif a toujours été et sera toujours de trouver les solutions les plus favorables à nos salariés de production dont les emplois peuvent être menacés et nous ne céderons jamais à des pressions politiques ou à des rumeurs, d’où qu’elles viennent.

Comme vous pouvez le constater, nous sommes conscients de notre responsabilité et vous pouvez être assuré de notre détermination à préserver l’emploi sur notre site de Rambouillet. Par ailleurs, comme vous le savez, nous sommes attachés à une communication transparente et constructive tant en interne qu’en externe, aussi serions-nous heureux de vous accueillir afin de poursuivre cette discussion.

Nous vous prions d’agréer, Monsieur, l’expression de nos salutations distinguées.

Lionel Sainsaulieu

Directeur

03 juillet 2008

Fêter la libération d'Ingrid et des quatorze otages

LIBRE. ELLE EST ENFIN LIBRE!

Nous vous attendons nombreuses et nombreux pour un RASSEMBLEMENT DE BONHEUR A PARTIR DE 17H00 ET POUR UNE BONNE PARTIE DE LA NUIT DEVANT L’HÔTEL DE VILLE DE PARIS, CE JEUDI 3 JUILLET 2008!

MERCI A TOUTES ET TOUS!

VOTRE SOUTIEN A ETE INESTIMABLE POUR INGRID ET LES OTAGES : IL DOIT CONTINUER POUR CEUX QUI RESTENT DANS LA JUNGLE...


La première réaction du Comité de soutien->866

Aujourd’hui, nous célébrons sans limites de temps ni d’espaces la libération d’Ingrid Betancourt et de 14 autres otages des FARC. Enfin!

Nous vous invitons à être présents et à relayer l’information qu’un rassemblement de bonheur aura lieu sur le Parvis de l’Hôtel de Ville de Paris, ce jeudi 3 juillet à 17H00 : nous invitons les citoyennes et citoyens à s’y rendre massivement!

Notre joie est immense car ce soir, c’est l’aboutissement d’un combat pour la Liberté qui rayonne. C’est la preuve que face à l’incertitude et au découragement, l’espoir finit par l’emporter.

Pendant plus de 6 ans, l’ensemble des comités de soutien se sont battus pour pouvoir un jour entendre la grandeur du discours d’Ingrid, à sa libération. Impressionnante de maîtrise et de lucidité, rayonnante de vie et de renaissance, elle nous a parlé d’avenir pour une Colombie nouvelle!

Le Comité de soutien ne s’arrête pas là car il reste encore des milliers d’otages en Colombie, détenus par les FARC ou d’autres : nous nous battrons pour eux, comme nous l’avons toujours fait. Il est impossible de fermer les yeux alors qu’Ingrid nous a toutes et tous invités à les ouvrir encore plus.

Les vidéos de la libération

Continuez à aider le Comité de soutien en vue de la libération des autres otages

Organiser une mobilisation dans votre ville ou votre village, dans le cadre d'une action (prévenez-nous)
Faire un don
Revêtir le t-shirt de soutien ou le badge de solidarité

Cordialement,
l´équipe AgirPourIngrid.

www.agirpouringrid.com

02 juillet 2008

Libre !!!

64542 Ingrid Betancourt, prisonnière des FARC depuis le 23 février 2002, est libre. C’est une opération militaire d’infiltration organisée par l’armée colombienne et supervisée par le président Uribe qui a permis sa libération, ainsi que celle de 14 otages. Le calvaire d’une détention inhumaine prend fin pour celle qui était devenue un des symboles de la lutte pour la liberté dans le monde. Il reste, par delà la joie de cette libération, à ne pas oublier les centaines de Colombiens toujours otages des FARC. Le combat continue !

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