Ma Photo
Blog powered by TypePad

« mai 2008 | Accueil | juillet 2008 »

21 juin 2008

Rambouillet : Continental détruit ses postes !

File00121jpgvdo_2 Et de deux ! Après la suppression de 180 postes en 2006 chez Siemens VDO, le repreneur Continental envisage un deuxième « plan de sauvegarde de l’emploi » d’une toute autre importance que le précédent. Il s’agit aujourd’hui de supprimer au moins un tiers des postes de travail, soit près de 360. Selon la responsable de la communication, les employés sont prévenus des risques qui pèsent sur leur emploi. Au dire de certains témoignages, une ambiance délétère règne au sein de l'entreprise. Dans l'attente des décisions qui seront bientôt annoncées, l'inquiétude est à son comble parmi le personnel. Cela a engendré ces derniers jours plusieurs incidents violents dans les ateliers.

Il semble bien que les mesures prises en 2006 pour réorienter la production après le fiasco industriel des radio/CD/navigation inadaptés à la demande ont été notoirement insuffisantes. Il faut attendre aujourd’hui pour évoquer la mise en place d’une nouvelle politique industrielle fondée sur « des produits de petites séries ». Les salariés peuvent à juste titre demander des comptes à leur direction.

Une direction, qui en 2006 après avoir accepté l’aide de la région Ile-de-France, et avoir rencontré le directeur du développement économique M. Denis Tersen, n’a plus voulu donner suite à nos propositions. Cette décision incompréhensible aurait été prise sous la pression politique. Le résultat de cette gestion particulière de ce dossier par les autorités locales s’avère désastreux pour l’ensemble des personnels, et plus particulièrement pour ceux de la production.

Le sénateur-maire UMP Gérard Larcher a annoncé hier que « la collectivité et l’Etat prendront toutes leurs responsabilités au même titre que l’entreprise ». Propos qu’il tenait déjà en 2006, comme ministre de l’Emploi, pour le résultat que l’on sait ! Si l’affaire est gérée de la même manière qu’en 2006, la prochaine étape risque bien d’être la fermeture du site dans sa configuration actuelle.

20 juin 2008

Sans-papiers : l’Europe vote Hortefeux

La directive « retour » a été adoptée à une très large majorité par le Parlement européen. Elle prévoit l’entrée en vigueur d’ici deux ans de normes communes pour faciliter les départs volontaires des étrangers en situation irrégulière dans les 27 pays de l’Union. S’ils refusent, ils pourront être placés en rétention jusqu’à 18 mois avant d’être expulsés et n’auront plus le droit de revenir dans les cinq ans suivant leur renvoi. La rétention et l’expulsion des mineurs, même non accompagnés, ne sont pas interdites, de même que l’expulsion de sans-papiers vers des pays dits de « transit ». Le lendemain de ce vote le ministre de l’Immigration et de l’Identité nationale présentait son bilan à la presse. Avec 14 660 expulsions sur les cinq premiers mois de l’année 2008, les reconduites à la frontière d’étrangers en situation irrégulière ont enregistré une hausse de 80% par rapport à la même période en 2007. Par ailleurs, le nombre des étrangers en situation irrégulière serait en baisse de 8% depuis un an. Au total, de juin 2007 à mai 2008, il y aurait eu 29 729 reconduites à la frontière, soit une augmentation de 31% par rapport à la même période en 2006-2007. Brice Hortefeux se dit satisfait de ces premiers résultats et entend bien encore « améliorer » ses statistiques. Le vote du Parlement européen et la présidence française de l’Europe en juillet ne peuvent que l’aider. Dans un communiqué, RESF 78 condamne cette politique et s’en prend à la « directive de la honte ». L’association invite les citoyens à signer, avec les nombreuses personnalités qui l’appuient, la tribune du journal Le Monde en date du 7 juin. Elle se trouve en première page du site RESF national en suivant le lien ci-dessous.

http://www.educationsansfrontieres.org/

18 juin 2008

La suppression de la carte scolaire ou le bel avenir des ghettos

L’assouplissement de la carte scolaire, avant sa suppression définitive en 2010, produit ses premiers effets négatifs, selon un rapport de deux inspecteurs généraux interdit de publication par le ministère de l’Education nationale. Les rapporteurs soulignent une nette accentuation du recul de la mixité scolaire et un renforcement de la ségrégation ethnique. Les établissements déjà en partie délaissés sont les plus touchés par ces évolutions et « c’est aux deux extrémités de la hiérarchie des établissements que la mixité sociale est mise le plus rudement à l’épreuve : dans les établissements les plus convoités, il y a peu d’élèves de condition modeste ; dans les collèges les plus évités, ce sont les catégories favorisées qui ont disparu ». Ce constat n’est malheureusement pas une surprise. L’assouplissement, mis en place entre juin et septembre 2007, ne pouvait que renforcer les stratégies d’évitement des familles les plus aisées. La carte scolaire montrait déjà ses limites en matière de mixité à l’école, mais la supprimer sans autre forme de procès correspond à jeter le bébé avec l'eau du bain. La concurrence scolaire débouche, comme prévu, sur la ségrégation. Comment pouvait-il en être autrement ? Il fallait à la rentrée 2007 beaucoup d’irresponsabilité ou de cynisme pour prétendre le contraire. La démagogie du « libre choix » laissé aux familles accouche d’un peu plus d’inégalité. Les ghettos scolaires ont plus que jamais un bel avenir !

13 juin 2008

Le Grenelle de l’environnement raboté par la loi

Selecgrenell0521846dd0907 En octobre 2007, le Grenelle de l’environnement a été un événement majeur salué par tous ceux que le destin de la planète préoccupe. Enfin, nous allions sortir des discours d’intention pour déboucher sur des propositions. Neuf mois après, le temps d’une gestation et d’un projet de loi d’orientation et de programmation, le happening environnemental de l’automne ne risque-t-il pas d’entrer dans l’histoire comme le rendez-vous des occasions manquées ? Vous me direz qu’il existe aujourd’hui le bonus-malus écologique sur les voitures et une loi « ambigüe » sur la réglementation des cultures OGM. Ce n’est déjà pas si mal reconnaissent certains. Certes, mais cela demeure très insuffisant au regard du défi que représente le réchauffement de la planète. Aussi le projet de loi défendu par Jean-Louis Borloo est-il censé reprendre les principales conclusions de la table ronde finale du Grenelle. Le problème est qu’un choix a minima a été fait. Une proposition phare comme la taxe carbone a disparu sous la pression des députés UMP très sensibles à l’augmentation de la fiscalité. En matière de biodiversité, la « trame verte et bleue » qui doit permettre de définir et de relier les grands ensembles naturels du territoire perd son caractère opposable aux infrastructures prévu dans le Grenelle. L’objectif d’aboutir au minimum à 20% d’énergie renouvelable en 2020 est en dessous des ambitions européennes et reste en matière de réalisation très flou dans la loi. Enfin que cela soit dans le bâtiment ou les transports, chantiers essentiels pour la lutte contre le changement climatique, les objectifs affichés sont ambitieux, mais le financement est loin d’être assuré. Pour le bâtiment, le conseil économique et social soulignait dans son avis « le peu d’indications sur les moyens budgétaires que l’Etat compte consacrer à une tâche dont le coût global a pu être estimé entre 600 et 800 milliards d’euros ». En fait, le gouvernement mise sur une réforme de la fiscalité locale et un transfert de charges sur les collectivités territoriales pour financer l’essentiel des mesures. Ces dernières seront-elles prêtes à se substituer une fois de plus à l’Etat ? Rien n’est moins sûr !

Les photos les plus récentes

  • IMAGE_00113[1]manif 160509
  • RIB_-426-_redimensionner[1]
  • 104-hadopi_1239282430
  • IMAGE_00083[1]manif Sarko 130309
  • Dd60
  • DSC00326
  • Arasement_termin-
  • Logo_france2
  • 27036_jpgtrains
  • 2919108548_b5b751254d
  • Obamagrad
  • Escalierhonneur428_079_lp