Le Der des Ders est mort
La mort de Lazare Ponticelli, dernier poilu français de la guerre de 1914-1918, sonne la fin de toute mémoire directe sur un événement qui ensanglanta le début du XXe siècle. L’avènement de la guerre totale fit entrer le monde dans l’ère de la propagande de masse et prépara le lit du fascisme, du nazisme et du bolchévisme. Ce fut une certaine image de l’homme et de la civilisation qui fut remise en cause par ce conflit. La confiance dans le progrès s’en trouva profondément altérée. Pourtant, notre mémoire collective ne retient encore aujourd’hui de ce conflit pour l’essentiel que les conditions de vie et de mort des soldats dans les tranchées. La boue, le froid, les offensives meurtrières, mais aussi la camaraderie du front, les monuments aux morts et les « gueules cassées », appartiennent en propre aux principaux récits de la Grande Guerre. Longtemps hostile à des obsèques nationales, Lazare Ponticelli avait fini par se laisser convaincre à condition que l’ensemble des 8,5 millions de combattants français de 14-18 y soient associés. Le Der des Ders s’en est allé à 110 ans le devoir accompli, lui qui n’a jamais rien demandé. La nation peut-elle s’en souvenir ?

Un bel exemple d'immigré qui s'est battu pour la France. A l'heure de la "chasse à l'enfant" et des expulsions massives, il faudrait s'en souvenir aussi!
Rédigé par: Karine | le 14 mars 2008 à 20:27
La guerre n'a pas besoin de publicité!
Rédigé par: Pif | le 16 mars 2008 à 18:32
Il faudrait à Monsieur Pif un peu plus de discernement, voire un peu de culture historique. Parler de la guerre n'est pas en faire la "publicité". Faut-il supprimer des livres d'histoire toute allusion aux guerres ? Ce n'est pas sérieux. Les jeunes générations doivent savoir ce que fut la guerre de 1914-1918. Comment cette dernière faucha plusieurs générations d'hommes. La mémoire de ces anciens combattants doit être entretenue. Ces derniers étaient d'ailleurs les meilleurs ennemis de la guerre. "Plus jamais ça" furent pour eux pas seulement un slogan, mais bien une volonté sincère de ne jamais revivre un tel conflit. Le courant pacifiste de l'entre-deux-guerres leur doit beaucoup. L'hommage rendu aujourd'hui au dernier poilu n'est pas faire l'apologie de la guerre, mais bien au contraire d'en dénoncer l'absurdité en se souvenant que des hommes, mais aussi des familles entières en ont profondément souffert. Reste une question : pourquoi tant d'hommes ont pu ainsi accepter pendant quatre ans l'inhummanité d'un tel conflit ?
Rédigé par: Etpaf | le 17 mars 2008 à 12:27
« Les jeunes générations doivent savoir ce que fut la guerre de 1914-1918. » Bien sur, mais qu’elle en est la cause est bien plus important ! Je ne suis pas sur que cela soit expliqué dans les livres d’histoire (passons l’épisode de l’archi Duc qui n’est qu’un prétexte). Parlons plutôt des causes économiques !
Soyons sérieux ! Des phrases du genre « "Plus jamais ça" n’ont aucun sens. Il suffit de regarder ce qui se passe dans le monde aujourd’hui. Ce genre de phrase c’est pour avoir bonne conscience. Soudan ? Chine ? Cuba ? Irak ? Afghanistan ? Birmanie ? Tibet ? C’est plutôt « Pas chez nous, le reste….chacun chez soi »
« Le courant pacifiste de l'entre-deux-guerres leur doit beaucoup. » Il n’y a pas quelque chose qui cloche dans cette phrase de Etpaf ?
« Pourquoi tant d'hommes ont pu ainsi accepter pendant quatre ans l'inhumanité d'un tel conflit ? » Et pourquoi tant d’Hommes acceptent aujourd’hui les conflits d’aujourd’hui ?
Rédigé par: Pif | le 22 mars 2008 à 00:54
Les causes de la guerre de 1914-1918 sont peut-être ce qui a été le plus étudié dans les livres d'histoire. Les causes économiques comme les autres sont passées en revue à côté des rivalités nationalistes et des impérialismes coloniaux. Des bibliothèques entières existent sur le sujet et les manuels de première notamment y consacrent en général un chapitre. Je crois qu'il faudrait se renseigner. Cela discrédite votre propos. Il ne faut pas non plus faire d'amalgame tous les conflits ne sont pas à mettre sur le même plan à plus forte raison quand vous confondez régimes politiques dictatoriaux et guerre. Par exemple, Cuba n'est en guerre contre personne. Si la répression chinoise au Tibet est inacceptable, elle ne peut être mise sur le même plan que la guerre de 1914-1918. La situation du Darfour est elle-même singulière. En revanche, vous posez une bonne question au final. J'aurais tendance à vous répondre que l'hostilité à la guerre n'a jamais été aussi forte qu'aujourd'hui, même si les conflits n'ont jamais été aussi nombreux dans le monde.
Rédigé par: Etpaf | le 22 mars 2008 à 18:58
Salut Fifi !
En zapping ponctuel sur ton blog, je viens de lire ton hommage au dernier poilu. Un peu convenu, dis-moi. Entre ça et rien... Etait-il nécessaire de te fatiguer ? Ah, je suis méchant :o)
Novopress est juste un peu moins ‘politiquement correct’, je trouve perso :
http://fr.novopress.info/?p=10903
http://fr.novopress.info/?p=10956
"L’avènement de la guerre totale fit entrer le monde dans l’ère de la propagande de masse et prépara le lit du fascisme et du nazisme." écris-tu.
"Propagande de masse"... Bien vu : de nos jours, on a en effet l’Educ’Nat’ :o)
Dans ton histoire de "lit", tu as simplement oublié le bolchevisme (tu te souviens ? 1917, octobre, tout ça...). Pas grave, me diras-tu : qu’est-ce c’est que 100 petits millions de morts ?...
Bien à toi
Henri Dubost
Rédigé par: Henri Dubost | le 31 mars 2008 à 19:11
Je fais amende honorable. Tu as raison Henri, j'ai rédigé cette note un peu vite. Pour l'oubli du bolchévisme, c'est réparé. Pour ton jugement sur l'Education nationale que je ne partage pas, je t'en laisse la responsabilité. Pourquoi ne démissionnes-tu pas ? En fait, tu es plus trotskistes que les trotskistes, tu veux changer le système de l'intérieur... A moins que tu sois maoïste pour t'établir (rire).
Rédigé par: Didier Fischer | le 06 avril 2008 à 17:51