Mal-logés : de l’autorité à défaut d’efficacité
Après avoir pris fait et cause pour les sans-abri et tous les mal-logés de la terre pendant la campagne électorale, Christine Boutin, devenue ministre du Logement, peine aujourd’hui à mettre en accord ses convictions avec ses actes.
Il ne suffit pas de décentraliser le ministère et de s’offrir des tournées en région pour faire face à une crise du logement proche de celle mise en lumière par l’appel de l’abbé Pierre dans l’hiver 1954.
Malgré toutes les déclarations de bonnes intentions, nous n’avons jamais aussi peu construit de logements sociaux que ces dix dernières années. De la même manière, dans toutes les villes, l’hébergement d’urgence fait défaut.
Cette situation contraint de nombreuses familles à vivre entassées dans des chambres d’hôtel à des prix prohibitifs en attendant le relogement salvateur toujours différé.
Les promesses de Jean-Louis Borloo, ancien ministre de la Cohésion sociale du gouvernement Villepin, n’ont pas été tenues. Sur les 27 000 places d’hébergement d’urgence qui devaient être dégagées, il en manque à ce jour 14 000. Et pendant ce temps, plus de 7000 personnes dorment dehors dans la capitale.
Alors, qu’attend-on pour réquisitionner les logements vides ? Cette procédure, certes compliquée, s’impose face à l’urgence, même si elle n'est pas une solution d'avenir. Il semble plus facile à la ministre du Logement de faire donner la police contre les campements sauvages sur les trottoirs parisiens.
A défaut de mener une politique efficace contre la pénurie de logements, elle a malheureusement l’autorité sourcilleuse des dirigeants qui ne savent plus quel sens donner à leur action.

Il y a une contradiction dans votre article. Vous sous-entendez que Christine Boutin ne sait plus quel sens donner à son action, alors que vous montrez qu'elle a du mal à agir. On peut sans doute constater avec vous toutes ces difficultés à résoudre au coeur d'une telle crise du logement aujourd'hui. Vous ne pourrez juger sur le sens, justement que lorsqu'un début d'action véritable sera né.
Bien cordialement.
Rédigé par: salut | le 11 novembre 2007 à 01:07
Je ne vois pas où est la contradiction. On peut avoir du mal à agir parce que justement on ne sait pas dans quelle direction aller. Ce qui semble être le cas à écouter ses déclarations. Demander aux mal-logés de rester où ils sont puisqu'elle s'occupe en priorité des sans logis. Cela est un peu court tant sur le fond que sur la méthode. Enfin! Il est en revanche terrible de dire qu'après six mois au ministère aucun "début d'action véritable n'est né". Il n'y aurait donc ni sens, ni action. Elle est habillée pour l'hiver !
Rédigé par: Inès | le 12 novembre 2007 à 15:49