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27 mars 2007

Présidentielle : Qui a parrainé qui ?

Si vous voulez savoir quel candidat est parrainé par votre maire, votre député, votre sénateur, votre conseiller général ou votre conseiller régional, rendez-vous sur ce site : http://www.lefigaro.fr/medias/pdf/parrainagesjo.pdf

Il faut aussi savoir que cette publication est le résultat d'un tirage au sort. Seuls figurent les 500 parrainages par candidat sortis du chapeau, les autres sont renvoyés à l'anonymat.

26 mars 2007

Ségolène Royal au congrès de l'UNEF

Ségolène Royal était dimanche 25 mars l'invitée du congrès du centenaire de l'UNEF. Elle a prononcé devant les représentants des associations d'étudiants un important discours sur la jeunesse.

Prenant le contre pied de ceux qui ne cherchent qu’à flatter les jeunes et de ceux qui ne parlent de la jeunesse que pour la stigmatiser, elle a rappelé que “si la jeunesse n’a pas toujours raison, la société qui la frappe a toujours tort”.

Rappelant le combat contre le CPE, Ségolène Royal a appelé la jeunesse à s’imposer dans le débat pour défendre ses valeurs, à “garder intacte sa capacité d’indignation, de mobilisation et d’imagination”. Elle a invité la jeunesse à ne “pas se résigner face aux désordres et aux injustices” mais à “construire une France accueillante pour ses jeunes” dans une Europe qui puisse regarder vers le monde sans en avoir peur. “C’est à vous que je pense lorsque je pense à la façon dont la France peut et doit revenir à la table de l’Europe”.

“Créer un ordre international juste qui réduit les écarts entre pays du nord et du sud, ce sera le combat de votre génération, c’est à vous, à votre force et à votre idéal que je fais appel pour construire cet ordre international juste” s’est exprimée la candidate.

Elle a appelé à la “conquête de l’esprit d’entreprise et de création”. “Quand on nous dit “le niveau des diplômes baisse”. Ce n’est pas vrai. Vous êtes bien mieux formés, bien plus mobiles que ma génération, ouverts au monde. Vous êtes mieux formés mais en plus vous êtes bien moins rémunérés et mal accueillis dans le système économique”. “On voit dans cette contradiction que la France marche à l’envers” a-t-elle poursuivi, s’engageant à instaurer un droit au premier emploi pour tous les jeunes qualifiés : “tout jeune doit pouvoir sortir du système universitaire avec un diplôme et trouver un emploi dans les 6 mois”.

Après 5 années piteuses de gouvernement de droite, Ségolène Royal a appelé à “remettre l’éducation au coeur de tout et en avant de tout pour que la République tienne sa promesse égalitaire”. “Je ne veux pas qu’il y ait deux jeunesses. Il n’y a qu’une jeunesse, la jeunesse de France”.

C’est pour lutter contre la précarité que Ségolène Royal créera une allocation d’autonomie sous condition de ressources. “En contrepartie, je vous demande de réussir vos études, de travailler et de bien choisir vos orientations” a-t-elle dit aux délégués étudiants qui seront également conviés à s’engager dans des missions de solidarité comme le soutien scolaire qui sera reconnu dans les unités de valeur des cursus.

Elle a précisé que si refuser toute sélection par l’argent implique un effort considérable, “ce qui coûte effroyablement cher c’est l’échec”.

“Toute cette énergie qui est aujourd’hui gaspillée, je veux que demain cette énergie ce soit le carburant de la France, notre moteur écologique, car c’est de l’énergie renouvelable que vous avez. Alors en avant !” a lancé Ségolène Royal à l’assemblée des délégués déclanchant un tonnerre d’applaudissement.

Cent ans de mouvements étudiants

Germe2_prd Il y a cent ans, en mai 1907, naissait à Lille l’Union nationale des associations générales d’étudiants de France. Elle fut la première au monde des organisations nationales d’étudiants, plus connue ensuite sous le sigle UNEF.

Nouvel acteur, appelé à jouer un rôle croissant sur la scène sociale et politique française, enfant choyé des autorités, ce mouvement étudiant, exprime rapidement les inquiétudes des classes moyennes éprouvées par la Grande Guerre, puis par la crise des années trente. Pluriel dès l’origine, il est plus ou moins intensément, selon les périodes, alimenté par la diversité des courants confessionnels, politiques, culturels du XXe siècle.

Son rôle dans la guerre d’Algérie, Mai 68, les mobilisations des années soixante-dix, le mouvement de 1986 ou dans la lutte contre le CIP en a fait une composante majeure du paysage français. Porte parole tour à tour des étudiants, de la jeunesse, de la société, les mouvements étudiants n’ont jamais laissé indifférent la classe politique.

Rédigée par une équipe de spécialistes reconnus, l’étude couvre les grandes étapes de cette histoire. Elle aborde ensuite des questions que pose cet objet de recherche encore en friche : les formes de l’associationnisme étudiant, son folklore, les problèmes de l’apolitisme et de l’indépendance, la place dans le monde universitaire, les réalisations majeures du mouvement en matière de santé, de protection sociale, de pratique sportive…

L’ouvrage, qui vient de paraître aux éditions Syllepse, contient une abondante bibliographie, des documents, une chronologie et un index.

Pour vous procurer le livre : http://www.syllepse.net  et taper dans "recherche" Cent ans de mouvements étudiants.

17 mars 2007

Lucie Aubrac : la télévision résiste aux hommages

1ddcaab4re0capfzsrkcatmkgcfcaphnz16 La disparition de Lucie Aubrac, cofondatrice du mouvement de résistance Libération Sud, grande figure de notre conscience nationale, inlassable militante de la paix n’aura pas trouvé grâce auprès des grandes chaînes de télévision généralistes. Seule France 2 rediffusera en guise d’hommage le film éponyme de Claude Berri avec Carole Bouquet à …23h10, dimanche prochain. Cette grande dame n’aurait-elle pas mérité une émission spéciale en première partie de soirée ? Il est difficile de croire que le service public puisse faire preuve d’une telle médiocrité ! C’est probablement à l’image de ce qu’il nous gratifie chaque jour et qui donne de moins en moins envie de se battre pour sa survie. Eteignons nos télés et souvenons-nous, pour tous ceux qui ont eu la chance d’approcher un jour Lucie Aubrac, que sa force de conviction n’avait d’égal que sa modestie. L’engagement faisait parti pour elle de la nature des choses.

08 mars 2007

Carnet de campagne

Pour retrouver plus facilement et plus rapidement toutes les images de la campagne, utilisez le nouveau bouquet vidéos du Parti socialiste.

http://www.parti-socialiste.tv/

04 mars 2007

M. DIALLO SARRA DOIT REVENIR !

Communiqué RESFImg_12121

Samedi 3 mars 2007

A l'appel du Réseau Education sans frontières (RESF) 150 personnes se sont rassemblées  ce matin, samedi 3 mars, devant l'agence AIR FRANCE de Versailles  pour exiger,  le retour de M. Diallo Sarra.

M. Diallo, depuis 18 ans en France, père de quatre jeunes enfants, dont les deux aînés, Kinkinié et Diamana, vont régulièrement à l'école maternelle "Petit Gibus" de Guyancourt (78), a été expulsé mercredi dernier.

Le rassemblement avait lieu aujourd'hui devant AIR FRANCE  pour dénoncer  la collaboration mise en oeuvre par le Directeur de la Police Nationale et le président de cette compagnie  pour organiser les expulsions.

Plusieurs intervenants ont rappelé, en présence de Mme Diallo et de ses enfants, qui vivent à Trappes (78), les épisodes tragiques vécus durant le mois de février : l'arrestation le 30 janvier sur le lieu de travail, les 30 jours d'angoisse au centre de rétention, les trois tentatives d'expulsion avortées et mercredi 28 l'embarquement forcé, entravé et anesthésié.

Malgré les pétitions et courriers adressés au préfet pour lui demander d'abroger l'arrêté préfectoral de reconduite à la frontière (APRF), malgré les mobilisations, y compris à l'aéroport, malgré l'opposition des passagers de l'avion, M. Diallo a été expulsé.

Des proches de la famille, des membres du RESF du 78 et d'ailleurs, d'associations humanitaires et de défense des Droits de l'Homme (dont deux citoyens américains), ont exprimé leur indignation devant un tel acharnement, devant de telles atteintes aux droits fondamentaux.

La solidarité s'organise autour de Mme Diallo et de ses enfants.

Des membres du RESF, actuellement au Mali, d'autres qui iront dans les prochains jours s'efforcent de venir en aide à M Diallo.

RESF ne cessera de réclamer justice pour cette famille.

Leur vie est ici.

M. Diallo doit très vite revenir pour que la famille puisse enfin vivre en paix ici.

" Mes frères noirs, en versant le même sang, vous gagnerez les mêmes droits que vos camarades français." disait en 1918  le député B. Diagne aux Tirailleurs d'Afrique. Comme le rappelait une des personnes présentes ce matin, certains d'entre eux s'appelaient "Diallo"

Site RESF : www.educationsansfrontieres.org         RESF 78 : www.resf78.ouvaton.org

03 mars 2007

Avant qu’il ne soit trop tard

L’appel "Avant qu’il ne soit trop tard" a été publié le 1er mars dans le Nouvel Observateur.

Il est ouvert à la signature de toutes celles et tous ceux qui veulent se battre pour une gauche d’espérance contre une droite d’arrogance.

Signez, faites signer, faites connaître ce site ! Pour nous contacter : contact@appel22avril.net.

L’appel est aussi en ligne sur le site de Désirs d’Avenir.

Si d’autres initiatives sont prises à la suite de cet appel, elles seront rendues publiques sur ce site, et sur celui de Désirs d’Avenir.

Le 22 avril, il sera trop tard. Trop tard pour déplorer notre dispersion. Trop tard pour regretter notre inaction. Trop tard pour s’apercevoir que l’élection présidentielle s’est faite sans nous, malgré nous.

Nous refusons cette défaite trop souvent annoncée. Nous n’admettons pas que l’on vote à notre place. Nous n’acceptons pas que des sondages fabriquent une élection. Et nous ne tomberons pas dans le piège tendu par cette droite qui domine ou influence la plupart de nos grands médias. Car tout est fait, dans cette campagne, pour démobiliser la gauche et désespérer ses électeurs. Rien n’est épargné à Ségolène Royal. Ses déclarations comme ses silences, son entourage comme son compagnon, sa simplicité comme sa franchise, sa féminité comme sa fermeté : tout est prétexte en face à caricature et à moquerie. Tout est bon pour alimenter le mépris social et le dédain sexiste.

Qu’elle prenne le temps d’écouter les Français, et on la soupçonne de n’avoir rien à dire. Qu’elle annonce longuement son pacte présidentiel, et la question du chiffrage vient opportunément occulter le détail de ses engagements. Qu’elle-même ou son entourage soient victimes de procédés de basse police, et on préfère retenir l’air de la calomnie plutôt que de s’alarmer pour la démocratie. Qu’elle assume son identité de socialiste, et on lui reproche de se plier à un appareil. Qu’elle revendique sa part de liberté, et on l’accuse de se méfier de sa famille. Qu’elle réussisse un meeting électoral ou une émission télévisée, et on lui oppose immédiatement des enquêtes d’opinion aussi fluctuantes qu’incertaines.

Nous ne nous laisserons pas intimider. Dès le premier tour, nous voterons pour Ségolène Royal et nous appelons à faire de même, à le faire savoir et à faire campagne. Car nous voulons que, cette fois, la gauche gagne. Nous parions sur cette gauche plus exigeante avec elle-même et plus à l’écoute des siens, qui a appris de ses échecs, de ses illusions et de ses divisions, une gauche ambitieuse et audacieuse. Et nous savons que ce n’est pas n’importe quelle droite qui risque de l’emporter.

Jamais candidat de droite n’aura à ce point symbolisé la régression sociale. Nicolas Sarkozy est, tout à la fois, le candidat du pouvoir financier, du pouvoir personnel et du désordre mondial. Soutenu par la nouvelle aristocratie financière, il incarne la soumission de la politique à l’argent. Favorable à un renforcement des pouvoirs présidentiels, il incarne la tentation du césarisme contre l’approfondissement de la démocratie. Engagé aux côtés de l’actuelle administration américaine, il incarne le risque des aventures impériales, du choc des cultures et de l’affrontement des peuples. C’est le candidat de la peur. Des peurs qu’il exploite – celles de l’avenir, du monde, de l’étranger, des jeunes – mais aussi des peurs qu’il inspire en convoquant l’imaginaire de l’homme fort, du chef vindicatif et exalté, épris du pouvoir et de lui-même.

Contre ce danger, Ségolène Royal est la candidate de l’espérance. Elle l’a fait naître en défendant une démocratie participative où les citoyens sont reconnus experts de leurs problèmes. Une espérance à la fois sociale et écologique, éthique et démocratique, française et européenne, ne sacrifiant pas les conditions de vie et de travail à la modernisation économique. L’espérance d’une république nouvelle, rompant avec un présidentialisme étouffant pour un parlementarisme vivant. L’espérance d’une démocratie qui ne se réduirait plus à un pouvoir personnel, avec ses courtisaneries, ses impunités et ses privilèges. L’espérance d’une France enfin réconciliée avec son peuple, ses quartiers, ses travailleurs et sa jeunesse dans sa diversité.

Mais l’indifférence peut tuer l’espérance. Depuis 2002, nous sommes prévenus, et nous n’avons plus d’excuse. Nous savons que cette élection sera ce que nous en ferons. Il n’est plus temps de se faire plaisir, en perdant de vue l’enjeu décisif. Nous affirmons qu’il n’est de soutien entier que critique, de loyauté que lucide, de solidarité qu’indépendante, et nous resterons fidèles à cet engagement. Nous disons aussi que le second tour se joue dès le premier tour.

Cette élection n’est pas ordinaire et elle engage, à travers le sort de la France, un peu de l’avenir du monde. C’est pourquoi, contre une droite d’arrogance, nous appelons à choisir, dès le 22 avril, une gauche d’espérance, en votant Ségolène Royal.

La liste des premiers signataires

Marc Abélès, anthropologue. Laure Adler, journaliste. Elisabeth Alles, anthropologue. Paul Allies, politiste. Mathieu Arnoux, historien. Pierre Arnoux, mathématicien. Jacques Audiard, réalisateur. Jean-Pierre Azéma, historien. Muriel Badet, historienne de l’art. Sébastien Balibar, physicien. Nicolas Bancel, historien. François Barat, cinéaste. Michel Barak, historien. Dominique Barella, magistrat. Christian Baudelot, sociologue. Anna Bellavitis, historienne. Yehezkel Ben-Ari, biologiste. Samuel Benchetrit, écrivain. Michel Bénichou, avocat. Carmen Bernand, anthropologue. Arno Bertina, écrivaine. Dominique Besnehard, producteur. Philippe Besson, écrivain. Didier Bezace, metteur en scène. Sylvie Blocher, artiste. Bernard Bobe, chimiste. Mikkel Borch-Jacobsen, philosophe. Daniel Bougnoux, philosophe. Seloua Luste Boulbina, philosophe. Jean-Claude Bourbault, comédien. William Bourdon, avocat. Jean-Pierre Brigaudiot, plasticien. Geneviève Brisac, écrivaine-éditrice. Michel Broué, mathématicien. André Burguière, historien. Marilyne Canto, cinéaste. Pierre Cartier, mathématicien. Claude Chambard, écrivain. Marc Chaperon, mathématicien. Noëlle Châtelet, écrivaine. Monique Chemillier-Gendreau, juriste. Patrice Chéreau, metteur en scène. Jean-Claude Chevallier, linguiste. Hélène Cixous, écrivain. Olivier Cohen, éditeur. Annie Cohen, écrivaine. Catherine Corsini, réalisatrice. Sylvian Coudène, pianiste, Dir. Ecole de musique. Marie Coulais , éditrice de musique. Marlène Coullomb, universitaire. Pierre-Louis Curien, mathématicien-informaticien. Paule Darmon, écrivaine. Robert Delpire, éditeur. Erwan Diantelli, anthropologue. François Dubet, sociologue. Jean-Michel Ducomte, avocat. Alain Ehrenberg, sociologue. Bernard Faivre d’Arcier. Betty Felenbok, biologiste. Marc Ferro, historien. Cynthia Fleury, philosophe. Alain Forest, historien. Antoinette Fouque, psychanalyste. Anne-Marie Garat, écrivaine. Françoise Gaspard, sociologue. Jean-Pierre Gattegno, écrivain. Marie-France Giret, pianiste. Maurice Godelier, anthropologue. Anouk Grinberg, comédienne. Martial Guédron, historien de l’art. Jean Guiloineau, écrivain-traducteur. Gérard Haller, écrivain. Karen Hansen, artiste. Alain Hélissen, écrivain-chroniqueur. Françoise Héritier, anthropologue. Denis Herlin, musicologue. Serge Jakobowicz. Jean Jamin, anthropologue. Catherine Jeandel, géochimiste. Louis Joinet, magistrat. Pierre Joliot, biologiste. Geneviève Joutard, historienne. Philippe Joutard, historien. Jean Kehayan, journaliste. Jacques Julliard, historien. Christiane Klapisch-Zuber, historienne. Julia Kristeva, universitaire-psychanalyste. Jean Labib, producteur. Guy Lacour, universitaire.Nicole Lapierre, sociologue. Françoise Lavocat, littérature comparée. Armelle Le Bras-Chopard, politologue. Michèle Leduc, physicienne. Jean-Paul Lévy, avocat. Jean-Marc Lévy-Leblond, physicien. Daniel Lindenberg, historien. Dyssia Loubatière, assistante à la mise en scène. Michèle Manceaux, écrivain-journaliste. Frédéric Martel, sociologue. François Marthouret, comédien. Mireille Martin, mathématicienne. Dominique Méda, philosophe. Khaled Melhaa, journaliste-producteur. Eric Michaud, historien de l’art. Yves Michaud, philosophe. Jean-Pierre Mignard, avocat. Philippe Minard, historien. Ariane Mnouchkine, metteur en scène. Sarah Moon, photographe. Jean-Paul Moreigne, psychiatre-psychanalyste. Janine Mossuz-Lavau, politologue. El Mouhoub Mouhoud, économiste. Bernard Murat, directeur de théâtre. Roland Nadaus, écrivain. Véronique Nahoum-Grappe, anthropologue. Pap Ndiaye, historien. Monique Nemer, écrivaine-éditrice. Alain Omont, astrophysicien. Alfredo Pena Vega, sociologue. Michel Piccoli, comédien.. Martyne Perrot, sociologue. Michelle Perrot, historienne. Thomas Piketty, économiste. Etienne Pion, président d’un mouvement laïque .Evelyne Pisier, juriste. Emmanuel Poisson, historien. Christophe Prochasson, historien. Pierre Raterron, artiste-auteur. Elisabeth Roudinesco, historienne-psychanalyste. Roland Rappaport, avocat. Yannick Ripa, historienne. Joël Roman, philosophe-éditeur. Jean-Paul Scarpitta , metteur en scène. Leïla Sebbar , écrivain. Claude Servan-Schreiber, écrivaine. Fabienne Servan-Schreiber, productrice. Emmanuelle Sibeud, historienne. Philippe Sollers, écrivain. Maria Stavrinaki, historienne. Benjamin Stora, historien. Martine Storti, écrivaine. Irène Théry, sociologue. Pierre Tambourin, biologiste. Philippe Torreton, comédien. Pierre Tournier, historien. Jacques Treiner, physicien. Lucette Valensi, historienne. Agnès Verlet, écrivaine. Daniel Vigne, metteur en scène. Jean Viard, sociologue-éditeur. Fabienne Vonier, productrice-distributrice. Emmanuel Wallon, sociologue. Catherine Weinzaepflen, écrivain.

02 mars 2007

Les échos du conseil n° 20

La séances du Conseil régional des 14, 15 et 16 février était consacrée à deux dossiers importants pour notre région : le Schéma directeur de l’Ile-de-France (SDRIF) et le Contrat de projets Etat-région (CPER).

1. Le SDRIF est un document stratégique qui trace les grandes orientations de notre région jusqu’à l’horizon 2030. Il est opposable aux SCOT (schéma de cohérence territoriale) et aux PLU (plan local d’urbanisme) des communes. Il répond à trois défis auxquels nous devons faire face : réduire les disparités territoriales et sociales, anticiper les mutations liées notamment au changement climatique, renforcer l’attractivité et le dynamisme économique de notre région. Les grands principes d’aménagement du territoire retenus ont été le refus de la poursuite du mitage de l’espace agricole, la protection des espaces naturels remarquables, une croissance contenue des bourgs et des villages, une densification raisonnée des espaces urbains au nom d’un polycentrisme bien compris. Le document veille à trouver un équilibre entre le développement économique et la protection de notre environnement. Il tend à rapprocher le plus possible le logement de l’emploi pour limiter les importantes migrations pendulaires. Il est fait un sort particulier au logement dans le SDRIF. Ce dernier prend en compte la crise dans laquelle nous sommes et propose la construction par an de 60 000 logements, dont plus de la moitié doivent être des logements sociaux. Le SDRIF ne peut légalement imposer aux communes ces constructions, il les encourage seulement à faire cet effort de solidarité.

Une très large concertation a été menée depuis deux ans et demi. Elle a associé les collectivités territoriales, les partenaires socio-économiques, les acteurs associatifs et les citoyens. Douze ateliers thématiques se sont tenus à l’hémicycle du Conseil régional, deux séries de treize ateliers territoriaux - dont un a eu lieu à Rambouillet - ont permis de confronter les principes définis avec la réalité du terrain, une conférence des intercommunalités et une conférence interrégionale du Bassin parisien ont aussi été organisées. La participation des citoyens s’est effectuée grâce à une enquête par questionnaire qui a fait l’objet de plus de 50 000 retours et de trois conférences citoyennes. Les deux versions successives du document ont été envoyées aux départements pour qu’ils fassent remonter leurs remarques. Ces deux projets pouvaient être consultés sur le net. Les collectivités territoriales (départements, intercommunalités, communes) ont pu ainsi faire part de leur observations jusqu’au 31 janvier 2007.

Au final, plus de 300 amendements déposés par tous les groupes ont été examinés en séance. Près de la moitié ont été adoptés. Ils permettent de réparer des oublis, quelques erreurs, mais ne changent pas le document sur le fond.

A l’issue d’une journée et demi de débats, les groupes de la majorité (PS, Verts, CACR, PRG, MRC) se sont prononcés pour, les groupes de l’opposition (UMP, UDF, FN) ont voté contre.

2. Le Contrat de projets Etat-région (2007-2013) marque une rupture profonde dans le mode de négociation et dans les ambitions de l’Etat par rapport aux contrats de plan précédents. La méthode d’élaboration a été pour le moins expéditive : 6 mois seulement de délai consenti par le gouvernement entre le moment où l’enveloppe financière et les priorités de l’Etat sont portées à la connaissance de la région et le bouclage de la négociation. Le périmètre d’intervention a été rétréci par rapport au contrat 2000-2006. Les infrastructures routières, le logement, le tourisme, la politique de la ville, la coopération décentralisée, la justice et la lutte contre l’insécurité ont été sortis du champ du contrat. Une volonté de l’Etat de se désengager financièrement était à peine masquée. L’enveloppe proposée initialement par le gouvernement marquait une baisse de 30% en € constants par rapport à 2000. Cette régression frappait particulièrement les transports collectifs : 692 millions d’euros, soit une chute des engagements de l’Etat de 50%.

La négociation avec l’Etat a été âpre. L’exécutif régional s’était fixé trois objectifs : préserver la cohérence entre le CPER et le SDRIF, faire respecter les priorités régionales de notre mandature, obtenir du gouvernement une réévaluation de son enveloppe pour sécuriser au maximum les engagements que nous avions pris sur les transports. Afin de renforcer la pression sur le gouvernement, la région a associé les exécutifs départementaux le plus étroitement possible aux discussions avec l’Etat.

Cette stratégie a fini par payer puisque le gouvernement a finalement dégagé une enveloppe supplémentaire de plus de 315 millions d’euros portant l’engagement total de l’Etat à près de 2 108 millions d’euros, ce qui à périmètre constant correspond à un maintien des crédits de l’Etat par rapport au contrat de plan 2000-2006. La région s’engageant à hauteur de 3 457,5 millions d’euros, l’enveloppe totale du CPER s’établit à plus de 5 564 millions d’euros, soit une répartition de 62% pour la région et de 38% pour l’Etat.

Les 315 millions d’euros supplémentaires sont affectés de la manière suivante :

182 M€ pour les transports, 70 M€ pour l’enseignement supérieur, 15 M€ pour la culture, 7,4 M€ pour la recherche, 5,8 M€ pour la cohésion sociale, 4 M€ pour la lutte contre le chômage, 3,9 M€ pour l’agriculture et 2,4 M€ aux enjeux environnementaux.

Dans le débat, la position du groupe socialiste fut de souligner le manque d’ambition de ce CPER tout en constatant les améliorations obtenues grâce à la négociation menée par l’exécutif. La tentation de voter contre a cédé à l’esprit de responsabilité. Fallait-il prendre le risque de retarder de plusieurs mois encore les réalisations les plus urgentes, notamment en matière de transport, pour les Franciliens. Une renégociation, même en cas de victoire de Ségolène Royal à la présidentielle, ne nous garantissait pas un bien meilleur résultat compte tenu de l’état catastrophique des finances publiques.

Au final, PS, PRG, MRC et UMP ont voté pour, Verts et FN ont voté contre, UDF et CACR se sont abstenus. Le CPER a donc été adopté. 

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