Ma Photo
Blog powered by TypePad

« janvier 2007 | Accueil | mars 2007 »

23 février 2007

Ingrid et les otages colombiens : la longue attente

3affiches Cinq ans après son enlèvement, Ingrid Betancourt est toujours aux mains des FARC. Le président Uribe reste hermétique à tout accord humanitaire permettant d’échanger les otages contre les combattants emprisonnés dans les geôles de l’Etat colombien.

Mélanie, la fille d’Ingrid, reprochait ce matin sur France-Inter au gouvernement français de ne pas tout faire pour la libération de sa mère. La famille Betancourt a refusé l’invitation du ministre des Affaires étrangères en précisant que « poser sur des photos ne résoudra pas le problème ».

Astrid Betancourt se disait hier persuadée que sa sœur est toujours vivante, mais qu’il était possible qu’elle ne se trouve plus en Colombie. La stratégie du président Uribe, de vouloir libérer les otages par la force, aurait pu conduire les FARC à éloigner leurs prisonniers.

Les comités de soutien pour la libération d’Ingrid Betancourt et des autres otages colombiens sont plus que jamais mobilisés pour faire face à l’oubli. Parler d'eux sans relâche, évoquer leurs noms, interpeller les pouvoirs politiques et les candidats aux élections présidentielles et législatives, voilà le travail quotidien de milliers de personnes en France, en Europe et dans le monde.

Il est à craindre néanmoins que la situation de blocage perdure et que la radio reste encore longtemps le seul lien unissant les séquestrés à leur famille. Un lien fragile, mais qui entretient l’espoir d’une libération proche : des voix dans la nuit comme autant de bougies éclairant le chemin du retour.

Signez la pétition pour la libération d'Ingrid : www.agirpouringrid.com

21 février 2007

Une dynamique de victoire

Pactetelecharger Après le discours de Villepinte et sa prestation télévisée du lundi 19 février, on ne pourra plus dire que Ségolène Royal n’a pas de programme. Les attaques absurdes de l’UMP sur son chiffrage constituent la reconnaissance implicite qu’il existe bien.

Il a un coût d’environ 35 milliards d’euros. Bien moindre que celui de son principal adversaire qui à force de promettre à tout le monde a donné le vertige à sa propre équipe de campagne. 80 à 100 milliards d’€ ? On ne sait plus. On ne sait toujours pas. C’est l’histoire de l’arroseur arrosé. Voilà ce malheureux candidat obligé de revenir sur la plupart de ses promesses. La baisse de quatre points des prélèvements obligatoires (65 milliards d’€) sera ramenée à un point. Le CNE comme modèle indépassable d’un contrat unique de travail n’est plus une bonne idée.

Que n’aurait-on dit si Ségolène Royal avait été obligée d’abandonner en rase campagne quelques mesures phares. Le procès en incompétence aurait redoublé d’intensité de la part d’un adversaire dont l’arrogance n’a d’égal que sa démagogie. Quand on prend les électeurs pour des imbéciles et les membres de son équipe de campagne, obligés de tenir une réunion pour corriger le tir et en rabattre dans les promesses, pour des « connards » qui n’ont rien compris à la politique, il serait étonnant de ne pas subir le retour du bâton.

Pendant ce temps, Ségolène Royal poursuit sa route. On se presse toujours plus nombreux dans ses meetings. Après la phase des débats participatifs, voici celle de l’affirmation du changement. Le temps est venu de populariser, de décliner, de répéter le pacte présidentiel. Remettre debout la maison France, lutter contre l’assistanat en permettant aux Français de reprendre en main leur destin, réconcilier les entreprises et les salariés, rénover notre modèle social dans une société solidaire, voilà les grandes lignes d’une ambition pour demain.

Ségolène Royal entraîne derrière elle toutes celles et tous ceux qui veulent une France forte, juste et apaisée, une France qui ne laisse pas la moitié de ses enfants sur le bord du chemin, une France respectée en Europe et dans le monde. Il y a fort à parier qu’ils vont être tout au long de ces deux mois qui nous séparent du premier tour de l’élection présidentielle de plus en plus nombreux.

Retrouvez sur le site du PS les 100 propositions de Ségolène Royal : www.parti-socialiste.fr

10 février 2007

Le droit au logement opposable : un leurre ?

Canal_st_martin Le projet de loi actuellement débattu à l’Assemblée Nationale ne répond pas à l’urgence du moment. Il risque même de n’être au final d’aucune utilité pour tous ceux qui aujourd’hui attendent un logement décent.

Tout d’abord, il persiste une ambiguïté entre droit au logement et droit à l’hébergement. Tous les articles du texte, à l’exception de l’article 1, emploient ces termes sans distinction particulière. Le risque est donc grand d’apporter une réponse d’hébergement aux personnes sans domicile plutôt qu’un logement. Par exemple, offrir un hébergement à un travailleur pauvre ou à une famille expulsée sans relogement n’est pas une réponse adaptée. L’enjeu pour eux est bien l’accès à un logement. A l’inverse, nous ne résoudrons pas toutes les difficultés des sans-abri en leur offrant un toit, si nécessaire soit-il. Seulement un tiers d’entre eux sont en mesure d’entrer dans un logement et être autonome. Les autres ont besoin d’un suivi social, médical, voire psychiatrique.

Ensuite, le dispositif est conçu sur la distinction entre « éligibilité », « priorité » et « urgence ». L’éligibilité concerne tous les ménages dont les ressources leur permettent de prétendre à un logement social (68% de la population). La priorité est une première restriction aux seules catégories qui pourront saisir la commission de médiation sans attendre le délai anormalement long auquel sont soumis les éligibles. L’urgence est une acception plus restreinte encore et ouvre le droit aux demandes prioritaires considérées comme « urgentes » de bénéficier d’une offre de logement ou relogement immédiate. Cette hiérarchisation des demandes conduit à établir une concurrence insupportable entre modestes, pauvres et très pauvres. On n’agrandit pas la salle de cinéma, on change simplement l’ordre dans la file d’attente.

Enfin, l’opposabilité risque de ne pas être opérante pour au moins trois raisons :

  • Lorsque le contingent préfectoral est épuisé, le demandeur aura beau détenir un visa de « demande urgente à satisfaire immédiatement », il n’en sera pas pour autant logé. Les très faibles taux de rotation dans le parc social ne permettront pas, dans les zones les plus tendues, de faire face aux injonctions de loger.
  • L’Etat se verra alors condamné par le juge à payer des astreintes. Ces dernières seront versées au FAU. Elles ne répondront en rien aux difficultés de vie des demandeurs, ni ne leur fourniront un complément de revenu qui leur permettrait de se loger dans le parc privé.
  • Tant qu’un programme volontariste de construction massive de logements sociaux ne sera pas lancé, le droit au logement – même opposable – ne sera pas effectif.

Il nous faut donc réaffirmer notre attachement à l’article 55 de la loi SRU (20% de logements sociaux) et réorienter l’effort budgétaire de l’Etat vers le logement social. Le droit au logement opposable défendu par la gauche est un droit effectif et universel. Il n’est ni l’un ni l’autre dans le projet de loi du gouvernement.

N’oublions pas que les mêmes qui défendent aujourd’hui ce projet étaient, il y a quelques mois, hostiles au droit opposable que les socialistes avaient essayé d’introduire dans la loi par amendements. A l’approche de l’élection présidentielle et face à l’émotion suscitée par l’action des Enfants de Don Quichotte, ils s’affichent dans les média pour le droit au logement opposable et à l’Assemblée Nationale font tout pour qu’il ne puisse jamais être réellement appliqué.

Les photos les plus récentes

  • C65c7d91c4
  • Lettre11
  • 64542
  • File00121jpgvdo_2
  • Selecgrenell0521846dd0907
  • Mai_68
  • Dsc00332
  • 17675winnowingricetanzaniacreditfao