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23 décembre 2006

Le budget 2007 de la région Ile-de-France est adopté

Dsc00387_4 Après trois jours et demi et autant de nuits de débat, le budget de la région Ile-de-France a été adopté. C’est un budget de consolidation qui intègre les coûts croissants de la décentralisation et qui prend en compte le ralentissement prévisible de la croissance en 2007.

Il s’élève à un peu plus de 4 milliards d’euros. Les dépenses de fonctionnement, du fait des transferts de compétences, l’emportent désormais sur les dépenses d’investissement : 57 % contre 43%. Hors décentralisation, le rapport est inversé. Cela traduit un changement de nature de l’institution régionale qui se rapproche d’une collectivité de plein exercice.

Ce budget répond aux grandes orientations que nous souhaitions :

1. augmentation 0 de la fiscalité hors la modulation de la TIPP (Taxe intérieure sur les produits pétroliers) et maîtrise de l’endettement ;

2. concentration de l’effort régional autour des priorités majeures : Transport (1,1 milliard d’€), formation professionnelle et emploi (1 milliard d’€) et les lycées (850 millions d’€).

15 décembre 2006

La fin des illusions

Dsc00415 Avec Nicolas Sarkozy, on ne sait plus qui du candidat ou du ministre s’exprime. La confusion a atteint un tel degré qu’elle décrédibilise toute volonté de rupture. Comment un ministre qui aura avec une aussi grande constance mis les moyens de l’Etat au service de la promotion de son image peut-il rompre avec la politique qu’il a soutenue et menée pendant ces quatre années au gouvernement ?

Le projet UMP, dont il est l’inspirateur et qu’il devra reprendre à son compte pour les élections présidentielle et législative, est dans la continuité des années que nous venons de vivre. Il accentue même la dérive libérale : poursuite de la baisse de l’impôt sur le revenu, diminution des moyens en direction des services publics, remise en cause du droit du travail qui pourrait déboucher sur l’abrogation de la durée légale du travail, suppression de la carte scolaire…

Le ministre de l’Intérieur demande aux Français de croire dans une politique dont l’échec est aujourd’hui patent. Le numéro d’illusionniste a ses limites. Même dans le domaine de la sécurité, réputé être son point fort, ce dernier a échoué. Jamais les agressions vis-à-vis des personnes n’ont été aussi élevées en France ! Les manifestations des policiers témoignent qu’eux-mêmes ne croient plus dans les vertus thérapeutiques de leur ministre.

Et l’on prétend, au nom de « la rupture tranquille », nous remettre le couvert en 2007. Il y a fort à parier que le ministre-candidat prit dans ses contradictions verra au fur et à mesure de la campagne son espace politique se réduire. Ses propres amis commencent à être saisis par le doute. Encore un petit effort pour un vrai changement... à gauche, avec Ségolène Royal !

13 décembre 2006

L'affiche de Ségolène

Royalaffiche1Avant d’être sur les murs de nos villes et de nos villages, l’affiche de Ségolène Royal se trouve sur tous les bons blogs. Partout les comités de campagne et de soutien se créent. Les bonnes volontés ne cessent d’affluer. La dynamique dépasse toutes les espérances. « Il faut que ça change fort » dans les Yvelines et dans l’ensemble du pays !

La campagne n’en sera pas moins difficile. Rien ne nous sera épargné par nos adversaires politiques. Travaillons humblement, mais avec détermination à la victoire.

04 décembre 2006

Le succès de Ségolène Royal au Proche-Orient

Le procès en incompétence instruit par les sarkozistes contre Ségolène Royal fait flop. Son voyage au Proche-Orient est un incontestable succès. Elle a pu rencontrer l’ensemble des protagonistes concernés et rappeler à maintes reprises l’importance de la voix de la France dans cette partie du monde. Ce déplacement était à haut risque, comme en témoigne la misérable polémique entretenue par quelques représentants de l’UMP au sujet de son entrevue avec des élus libanais, vendredi soir, à Beyrouth. Ségolène Royal n’aurait pas relevé des propos inadmissibles tenus par un député du Hezbollah assimilant la politique israélienne au nazisme.

Vous voyez bien que la candidate des socialistes n’y connaît rien. Et chacun y allant de son conseil ironique. Philippe Douste-Blazy, dont personne ne s’est jamais moqué au Quai d’Orsay, se demande si Ségolène Royal a bien lu la célèbre formule du général de Gaulle : « J’allais vers l’Orient compliqué avec des idées simples ». Tandis que François Goulard, ministre inconnu de 90% des Français, souligne qu’elle ferait mieux de retourner à ses chères études « avant de vouloir intervenir ». Mais le pompon revient à François Fillon qui parle de « faute lourde ». Pour lui, la socialiste n’aurait jamais dû « accepter de parler avec un membre du Hezbollah, organisation qui prône la destruction d’Israël ». M. Fillon semble ignorer qu’au Proche-Orient la France discute avec tous les partis.

Ségolène Royal n’a pas eu à relever les propos du député du Hezbollah parce que la traduction qui lui en a été faite, ainsi qu’à l’ambassadeur de France, ne les contenaient pas. Ce dernier l’a d’ailleurs confirmé le jour même. Dans le cas contraire, comment pourrait-on imaginer Ségolène Royal et l’ambassadeur de France ne pas protester et quitter la salle ? Il ne faut pas avoir une grande expérience diplomatique pour savoir, dans de telles circonstances, adopter la bonne attitude. A vouloir ainsi guetter le moindre faux pas de Ségolène Royal, quitte à l’inventer quand il n’existe pas, Nicolas Sarkozy et son entourage se décrédibilisent et font la preuve devant les Français que la « rupture tranquille » tourne à la « rupture fébrile ».

03 décembre 2006

Pour un retour au sport

Mini2_psgom201020aout20200620090 La mort de Julien Quemener, supporteur du PSG et membre des Boulogne Boys, révèle que depuis des années, et en dépit de toutes les promesses des pouvoirs publics et du club, rien n’a réellement été fait pour éradiquer la violence au Parc des Princes. On peut ainsi, à Paris, toujours assister à un match de football, fumigène dans une main et l’autre tendue pour le salut nazi, tout en vociférant des insultes racistes dès qu’un joueur noir s’empare du ballon.

La plupart de ces hooligans revendiquent fièrement, tatouages à l’appui, leur appartenance à des groupes d’extrême droite, voire leur sympathie pour Hitler. Sur le registre des hommages posthumes rendus à la victime et tenu sur Internet par les Boulogne Boys, certains n’ont pas hésité à signer de pseudonymes comprenant le chiffre 88, une double référence à la huitième lettre de l’alphabet (H) pour signifier « Heil Hitler ».

Il ne faut pas nous faire croire que ces individus, quelques centaines, filmés très régulièrement, ne peuvent être identifiés et interdits de stade. Les responsables du PSG n’ont pas eu le courage de porter le fer dans la plaie. Le ministre de l’Intérieur, qui nous dit depuis trois ans que cela est intolérable, n’a lui non plus rien fait.

En Angleterre, au Pays de Galles et en Ecosse, une loi sur le bannissement des fauteurs de troubles, ainsi que l’interdiction de tous chants racistes, sexistes et homophobes dans les stades, a permis de faire régresser la violence. La police a aussi changé de stratégie en privilégiant le renseignement au déploiement de force. Qu’attend-t-on en France pour prendre les mesures qui s’imposent ?

Les stades doivent retrouver la sérénité pour que les supporteurs puissent vibrer en toute sécurité aux exploits de leur équipe et ne pas considérer la défaite comme une humiliation suprême. Une rencontre de football n’est ni la guerre, ni un exutoire du mal être social où peut s’exprimer la haine de l’autre. Elle est un spectacle où tous ensemble nous devons partager l’amour du jeu et ses valeurs sportives.

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