Les échos du conseil n° 17
La séance du Conseil régional des 5 et 6 octobre 2006 s’est déroulée dans une ambiance sereine. Quatorze dossiers étaient à l’ordre du jour. Parmi eux quelques uns ne manquaient pas d’importance : le Schéma régional de développement économique, le bilan de la politique culturelle régionale en faveur de la permanence artistique et culturelle, la dotation globale de fonctionnement pour les lycées et le rapport présenté par le groupe socialiste de soutien régional aux jeunes entreprises de biotechnologies.
- Le Schéma régional de développement économique de la région Ile-de-France (SRDE) ne peut être dissocié du SDRIF (schéma directeur de la région Ile-de-France) en cours de révision, du Schéma régional des formations et du futur contrat de projet Etat-région. Après une large concertation, nous venons d’adopter ce document qui fixe les grandes orientations du développement économique dans notre région. Le SRDE prend le parti de soutenir une nouvelle dynamique économique, sociale et environnementale, qui place l’emploi au cœur de ses objectifs pour un développement humain et solidaire et la construction d’une éco-région. Trois grands axes stratégiques sont exposés : la mise en place d’une nouvelle dynamique économique riche en emplois utiles, efficaces et de qualité (soutien aux activités à fort potentiel, développement de la l’innovation et de la recherche, promouvoir l’attractivité de l’Ile-de-France…) ; la mise en place d’une nouvelle dynamique réductrice des inégalités sociales et territoriales (aider au développement équilibré des territoires, anticiper et accompagner les mutations et reconversions, soutenir l’économie sociale et solidaire, progresser sur la sécurisation des parcours professionnels…) ; la mise en place d’une nouvelle dynamique environnementale pour la construction de l’éco-région (promouvoir une économie soucieuse de la maîtrise de l’énergie et de la réduction des nuisances, donner au secteur agricole les moyens de son maintien et de son développement, assurer le rôle de « chef d’orchestre » de la région dans la mise en place de cette politique). Les principes du SRDE se déclinent en vingt fiches actions. Le groupe socialiste a insisté lors du débat sur la nécessaire complémentarité entre la compétitivité d’un territoire et les idées de justice sociale et de qualité environnementale. Nous veillerons aussi tout particulièrement aux moyens mis en œuvre pour atteindre les objectifs fixés. Pour l’instant, les 70 millions d’euros dégagés au budget nous semblent insuffisants.
- La communication de Francis Parny (vice-président à la Culture et aux nouvelles technologies) sur la politique de permanence artistique (spectacle vivant) mise en œuvre depuis l’année dernière laisse apparaître un bilan plutôt satisfaisant. 57 conventions ont été passées avec des troupes ou des structures de spectacle. Elles auront permis la réalisation de 176 résidences et de 184 créations ou reprises de spectacles. Sur le plan de l’emploi, outre la création de 25 emplois-tremplins, 43 postes ont été créés et 14 transformés. Sur ces 57 conventions, 52 seront renouvelées avec certitude. En revanche, le groupe socialiste souhaite une évaluation effectuée par un organisme indépendant dès que le recul sera suffisant, c’est-à-dire d’ici un an. L’aide que nous apportons aux troupes et aux structures de spectacle doit être la plus efficace possible tout en ne grevant pas le budget culture.
- La dotation globale de fonctionnement des lycées est destinée à couvrir les dépenses de fonctionnement des établissements scolaires du second degré. Elle s’élève pour 2007 à 119 626 174 € et concerne 468 EPLE (établissement public local d’enseignement). De nombreuses mesures sont reconduites : la gratuité des livres, la dotation de solidarité (majoration de 15% pour les établissements en ZEP, en REP ou classés sensibles par le ministère de l’Education nationale), la complémentarité de 2 € par élève aux frais de communication, l’aide de 5 € par élève aux sorties pédagogiques pour les établissements dispensant des formations artistiques et culturelles et à ceux situés dans le périmètre compris entre les zones 6 et 8 de la carte orange. De la même manière, nous continuons d’aider les actions de la Mission Générale d’Insertion de l’Education Nationale (MGIEN). La DGFL est en augmentation de 1,4%, hors dépenses de chauffage. Ces dernières représentent une enveloppe globale légèrement supérieure à 30 millions d’€, en augmentation cette année de 7%. Le groupe socialiste considère que cette dotation répond aux besoins exprimés dans les lycées. Nous pourrions néanmoins envisager dans les années à venir une plus grande prise en compte de la diversité des établissements que nous avons sous notre responsabilité. Le débat budgétaire sera l’occasion de poser ce problème et d’évoquer aussi dans le détail notre politique éducative qui vise à réduire les inégalités sociales et territoriales.
- Enfin, le groupe socialiste au titre de l’article 8 du règlement intérieur du Conseil régional a fait voter un soutien régional aux jeunes entreprises de biotechnologies (aide à la recapitalisation du fonds de pré-amorçage « Genopole 1er Jour »). Nous souhaitons rehausser le niveau de recherche et d’innovation en Ile-de-France dont dépendent la croissance et les emplois de demain.

Merci pour ces échos et pour votre présence. Continuez.
Rédigé par: Daniel Defaux | le 14 octobre 2006 à 15:45