Le pôle artisanal de Rambouillet est enterré
L’Echo Républicain faisait état au mois de juillet de l’abandon du projet de pôle artisanal de la rue du général Leclerc à Rambouillet. La pépinière d’artisans prévue, en lieu et place de l’ancien garage Volvo, ne verra donc jamais le jour. L’article, assez bien documenté, allait jusqu’à rappeler l’existence entre 1914 et 1930 des cristalleries d’Arleu sur cette artère rambolitaine.
Nous pouvions y lire que Monsieur Couesnon (ancien maire-adjoint et conseiller technique auprès du maire) fait porter la responsabilité de cet échec sur des subventions du Conseil régional et du Conseil général qui n’auraient pas été votées. Je n’ai aucun titre pour prendre la défense du Conseil général, mais en ce qui concerne le Conseil régional nous ne votons de subventions que si un dossier de demande en bonne et due forme est déposé auprès des services de la région. Une fois le délai d’instruction écoulé, la commission permanente est saisie pour l’attribution de la subvention. La région Ile-de-France dans sa politique en faveur de l’emploi et du développement économique soutient l’artisanat.
Le projet de Rambouillet n’avait rien d’exceptionnel. Nous en subventionnons de nombreux de cet ordre. Notre aide peut aller jusqu’à 35% sur l’immobilier d’entreprise. Le problème, c’est que Rambouillet n’a apparemment pas fait de demande officielle. De plus, Monsieur Couesnon ne s’est jamais adressé au conseiller régional que je suis pour faire avancer un projet que j’aurais volontiers soutenu comme je le fais régulièrement pour ceux des communes du Sud-Yvelines. Le maire s’est contenté d’un effet d’annonce en conseil municipal et dans la presse.
Le fond du problème n’est pas un prétendu refus du Conseil régional, mais bien une absence de volonté politique et des choix budgétaires incompatibles avec ce type d’investissement. Le pôle artisanal n’a jamais été une priorité. Dans ces conditions, il serait plus loyal que l’équipe municipale assume cet échec prévisible plutôt que d’essayer de le faire porter par un tiers. Je regrette cette attitude qui en dit long sur la conception que nos édiles se font de leurs responsabilités. Monsieur Couesnon, dont je ne remets pas en cause la bonne volonté, ne peut s’en prendre qu’à ses « amis ».

Et pan sur le bec, comme on dit au Canard ! Si le propos est exact, il y a évidemment matière à réfléchir. A force d'effets d'annonce, on finit par se prendre les pieds dans le tapis.
Rédigé par: Inès | le 01 octobre 2006 à 14:57