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24 juin 2006

EDF-GDF : la fin des services publics de proximité

Agence_de_rambouillet_0021 Les services publics de proximité désertent le territoire. Après les écoles, les bureaux de poste, c’est au tour d’EDF-GDF de restructurer ses services. Un peu partout en France les points d’accueil réduisent leurs heures d’ouverture, quand ce n’est pas le site lui-même qui ferme. L’ampleur du phénomène peut atteindre dans certains départements des dimensions inquiétantes. C’est le cas par exemple de l’Allier où sur les sept sites EDF-GDF existant, cinq seront fermés dans les mois à venir. Le Sud-Yvelines n’est pas non plus à l’abri du phénomène puisque dans notre région, l’agence de Rambouillet après avoir diminué l’accueil des usagers aux guichets, est aussi menacée de fermeture. Aujourd'hui les bureaux se vident un à un de leur mobilier, tandis que le beau terrain de la rue Patenôtre suscite l’intérêt des promoteurs.

S’il est vrai que de nombreux clients effectuent par téléphone leur demande de renseignement ou de rendez-vous et paient leurs factures par prélèvement automatique, certains préfèrent encore privilégier le contact direct en se rendant aux guichets. Cette possibilité s’en trouve désormais réduite, voire supprimée. Plus grave encore : avec la disparition de deux sites sur trois, on peut aussi s’interroger sur les délais d’intervention en cas d’urgence. La tempête de 1999 avait entraîné une mobilisation exceptionnelle des agents EDF pour rétablir le courant. Qu’en serait-il aujourd’hui si un tel événement se reproduisait ? Pour autant faut-il refuser toute adaptation à l’évolution des pratiques des usagers et maintenir en l’état un service de plus en plus coûteux ?

La question mériterait d’être posée si cette restructuration visait à mieux organiser et à rendre plus efficace, en un mot, à moderniser ce service public. En fait, il n’en est rien. L’ouverture du capital d’EDF et la marche forcée vers la fusion SUEZ-GDF prouvent que nous sommes dans une autre logique. Il s’agit de rendre l’entreprise suffisamment attractive pour sa privatisation.  La suppression de plus de 20 000 postes de travail en France et la réalisation d’un nombre non négligeable d’actifs (vente de certains locaux par exemple) ne peuvent avoir qu’un effet positif sur sa cotation en bourse et, par la suite, sur les dividendes qui seront versés aux actionnaires. Il y a fort à parier que dans cette opération les usagers, mêmes propriétaires d’actions EDF ou GDF, ainsi que les collectivités territoriales et les entreprises, soient les perdants. La qualité du service s’en trouvera altérée et les prix exploseront. Nous mesurons tous ce que nous coûtent les délégations de service public à des grands groupes industriels pour l’eau et les ordures ménagères. Il ne faut surtout pas reproduire ce modèle calamiteux pour l’électricité et le gaz.

A l’heure où le gouvernement vante les mérites de la décentralisation qui rapprocherait le citoyen des décisions n’est-il pas paradoxal d’éloigner chaque jour un peu plus les Français des services publics de proximité ? Il est vrai que depuis plus de quatre ans les gouvernements se suivent et se ressemblent. Ils font tous preuve d’une grande cohérence dans le désengagement de l’Etat.

16 juin 2006

Le CNE : précarité et peu d’emplois

Le CNE est aujourd’hui reconnu pour ce qu’il est : un contrat qui accroît la précarité sans réellement créer d’emplois. Nous le pressentions depuis l’été dernier. Une étude de la DARES (Direction des statistiques du ministère de l’Emploi) et de l’ACOSS (Agence centrale des organisations de sécurité sociale) le confirme sans ambiguïté. A ce jour, sur les 440 000 CNE signés, seulement 44 000 sont de véritables créations d’emplois. C’est donc l’effet d’aubaine qui l’a emporté puisque 70% des embauches auraient eu lieu sous forme de CDD ou de CDI si ce nouveau contrat n’avait pas existé. Dans 20% des cas, il aurait seulement servi à anticiper des recrutements. De surcroît, le Premier ministre ment quand il affirme que 90% des CNE signés depuis dix mois sont toujours en activité. En effet, l’étude, qui n’a toujours pas été rendue publique par le ministère, dit clairement que depuis six mois 30% de ces contrats ont été rompus. Le CNE est bien un succès, mais en matière de précarisation de l’emploi !

13 juin 2006

SIEMENS VDO : entre suppression d’emplois et incertitude

File00011siemens La suppression des 180 emplois sur le site de SIEMENS VDO de Rambouillet sera effective à compter du 1er octobre 2006. La période de volontariat sera close au 1er septembre. Les mesures de contrainte prendront alors effet si le nombre des départs volontaires est insuffisant.

Le détail des suppressions par secteur est le suivant : 9 postes dans le département des finances, 3 postes administratifs, 2 postes dans l’unité « qualité » et 166 postes en production. Pour un nombre total de salariés en CDI compris entre 1000 et 1100 personnes, et surtout pour un effectif en production de 600 à 700 personnes, nous pouvons nous rendre compte qu’il ne s’agit pas d’une mesure homéopathique. La société se sépare de près de 25% du personnel qui travaille dans le secteur de la production. Ces départs entraîneront une baisse significative de la production, puisque cette dernière passera de 10 000 appareils (postes, tuners, navigation, etc…) produits par jour à 6 500.

En revanche, si les promesses de la direction sont tenues, le site de Rambouillet devrait, accueillir et regrouper l’ensemble des activités cockpit de VDO (toute l’électronique de l’habitacle, compteurs, diffusion d’images « tête haute ». Il est aussi prévu de poursuivre la modernisation de l’entreprise et de développer la R&D (recherche et développement).

Les deux syndicats représentatifs du site de Rambouillet – la CFTC et la CGT - sont signataires d’un accord de méthode avec la direction de la société qui fixe entre autres les principales mesures sociales en matière d’accompagnement des salariés : préretraites, offres de reclassement internes avec des aides à la mobilité géographique et à la formation au nouvel emploi, départs volontaires… Cet accord annonce le plan social qui sera présenté au comité d’entreprise et officiellement entériné le 4 juillet.

Si la société veut éviter tout licenciement, l’émotion est néanmoins forte parmi le personnel. Chacun redoute d’être la victime de la restructuration annoncée. La mobilité imposée peut aussi avoir des effets dramatiques. Ceux dont la carrière s’est essentiellement déroulée dans l’entreprise de Rambouillet ne peuvent imaginer faire le grand saut dans l’inconnu. On les comprendrait à moins.

10 juin 2006

Plan social chez SIEMENS VDO de Rambouillet

La vague des « plans sociaux » n’a pas fini de déferler dans les Yvelines. Aujourd’hui, elle atteint Rambouillet où la société Siemens VDO, premier employeur de la ville, annonce qu’elle se sépare de 180 personnes.

Depuis plusieurs mois la situation économique de l’entreprise s’était considérablement dégradée à la suite d’orientations industrielles désastreuses : fabrication de matériels radio/CD/navigation inadaptés à la demande et la perte d’un marché important avec PSA.

Si la direction a tenu à faire savoir que ce plan irait « bien au-delà des obligations légales » en offrant notamment des possibilités de reclassement au sein du groupe Siemens, force est de constater qu’une fois encore les salariés constituent la variable d’ajustement du nouvel ordre économique mondial.

Le ministre délégué à l’Emploi, Gérard Larcher, ancien maire et actuel premier adjoint, reste bien silencieux sur la question. Si nul n’est prophète en son pays, au moins serait-il de bon aloi de ne pas afficher la force tranquille de l’impuissance.

La Fédération du Parti socialiste des Yvelines soutient les employés de SIEMENS VDO de Rambouillet et participera à toute initiative de nature à préserver l’emploi sur le site.

04 juin 2006

Pour une gestion publique de l'eau à Rambouillet

Dsc00382 Il n’est un mystère pour personne que la qualité de l’eau à Rambouillet laisse à désirer et que son coût a atteint ces dernières années un niveau prohibitif. Nous sommes malheureusement dans la situation de nombreuses communes en France qui ont cédé la gestion de ce service à un grand groupe privé, en l’occurrence chez nous Veolia Environnement.

Dans notre pays, plus de 60% de la fourniture de l’eau aux particuliers est assurée par l’une des trois grandes entreprises qui se partagent ce marché juteux : Veolia, La Lyonnaise des Eaux et la SAUR. Leur philosophie est de faire d’un bien commun de l’humanité une marchandise comme une autre.

Il en découle des factures qui n’ont cessé d’augmenter sans pour autant que la qualité de l’eau ne se soit améliorée et que les investissements nécessaires n'aient été faits. Le prix de l’eau est ainsi en moyenne 27% plus élevé dans le cas d’une gestion déléguée au privé que pour une régie publique.

Il est aujourd’hui clair que nous n’avons rien à gagner à poursuivre dans la voie de la délégation au privé. Bien au contraire, c’est par une gestion publique de notre eau que nous pourrons mieux maîtriser sa qualité et son coût. Les communes qui ont fait cette démarche ne le regrettent pas.

Les arguments avancés par le maire de Rambouillet contre le retour au public - à l’époque Gérard Larcher - lors d’un débat en conseil municipal, ne résistent pas à l’examen : Rambouillet serait une commune trop petite pour assurer cette gestion et permettre ainsi la baisse locale du prix de l’eau (sic).

Qu’il aille voir ce qui se fait ailleurs et souvent dans des communes dont la taille est loin d’atteindre celle de Rambouillet. La région Provence Alpes Côte d’Azur est en pointe dans ce combat pour une gestion publique. A Varages, commune varoise de 1000 habitants, le maire a choisi en 2002 de reprendre la régie de l’eau en gestion communale directe et les consommateurs y ont trouvé leur compte.

Voir l’appel de Varages :

                        www.varages.fr/appel.asp

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