Grippe aviaire : une inquiétude irraisonnée ?
Après les poulets, les canards, les dindes et les cygnes, faudra-t-il aussi ne plus manger de chat ? Amateurs de félins, ne désespérez pas ! En chauffant votre met favori à 70°, vous ne risquez rien.
La grippe aviaire, qui a touché une centaine de personnes en Asie et quelques dizaines d'autres de par le monde, suscite les plus vives inquiétudes sous nos latitudes aseptisées. Et pourtant chaque année, la grippe - celle qui n'a rien d'aviaire - fait en moyenne en France 3000 morts dans l'indifférence la plus totale.
Il faut donc raison garder. Si certaines précautions sont nécessaires, rien ne sert de s'affoler. Cette maladie n'est pas nouvelle. Elle a été observé pour la première fois à la fin du XIXe siècle (1878) en Italie chez des poulets. La transmission du virus à l'homme fut constatée en 1997 dans un élevage de volailles de Hong-Kong : 18 personnes ont été infectées et six sont décédées.
En fait, la vraie crainte tiendrait à la mutation du virus H5N1 dans une forme humanisée à la fois hautement contagieuse et pathogène. Nous entrerions alors dans le cas de figure d'une pandémie grippale très meurtrière : assez proche probablement de celle de la grippe espagnole qui, en 1919, fit plus de victimes que la Première Guerre mondiale.
Mais nous n'en sommes pas là ! Il faut rappeler qu'à ce jour aucun cas de transmission de la maladie d'homme à homme n'a été observé dans le monde. Les 91 cas mortels recensés depuis 1997 l'ont été dans le contexte d'une forte promiscuité entre l'homme et l'animal.

Les ventes de volailles ont chuté de plus de 30%. C'est probablement le baromètre de la bêtise humaine.
Rédigé par: Benoît Lépine | le 03 mars 2006 à 20:16
Cela suffit avec la grippe aviaire, alors qu'un Réunionnais sur quatre est aujourd'hui touché par le Chikungunya et plus de quatre-vingts sont décédés. Le gouvernement n'a pas pris la mesure de la gravité de la situation et a perdu plus de dix mois avant de commencer à agir. A croire qu'il existe comme "au bon temps des colonies" des Français de seconde zone. En novembre, la sénatrice communiste, Gélita Hoarau alerte ses collègue sur "une véritable catastrophe sanitaire". Le ministre de la santé débloque 12 000 € pour faire face. Ridicule!
La Réunion, c'est loin. Et à Paris, on se moque des réunionnais. Le résultat est là. Une catastrophe sans réel précédent dont on a encore du mal à prendre la mesure. Alors quelques dindes et canards qui passent de vie à trépas, on s'en fout. A la Réunion, ce sont des hommes et des femmes qui souffrent et qui meurent. Faudrait-il rappeler aussi le scandale de la canicule de 2003 à ces messieurs qui nous gouvernent. D'ailleurs, c'étaient les mêmes. Décidément, ils n'ont rien appris!
Rédigé par: Jean-Ba | le 04 mars 2006 à 16:03