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Accueil | février 2006 »

29 janvier 2006

La colère des élus

Le Parti socialiste lance une campagne de mobilisation des élus locaux, à travers la France, pour dénoncer le désengagement financier de l'Etat au détriment des collectivités territoriales. Pour la députée du Finistère, Marylise Lebranchu, "l'Etat n'est plus un partenaire, mais un prédateur".

Les collectivités territoriales sont aujourd'hui contraintes d'investir massivement pour combler les désengagement de l'Etat et financer les politiques de solidarité dont l'actuelle majorité s'est déchargée peu à peu : RMI, allocations pour les personnes âgées et handicapées, transfert des agents techniques et de services de l'enseignement secondaire (TOS), réforme de la taxe professionnelle...

Cette politique étrangle les exécutifs locaux qui en sont réduits à augmenter la fiscalité. C'est pourquoi le Parti socialiste organise la riposte en lançant une campagne nationale intitulée "la colère des élus". Elle se terminera par l'organisation d'états généraux, les 1er et 2 avril, à Lille.

Vous pouvez lire et signer le texte de l'appel, en cliquant sur le lien www.lacoleredeselus.com

21 janvier 2006

Le CPE ou la jeunesse en otage ?

Dsc00339 Le contrat première embauche (CPE) pour les jeunes de moins de 26 ans est un pas supplémentaire dans la dérèglementation du marché du travail. Avec sa période d'essai de deux ans, il confirme le retour progressif au contrat journalier.

Pour répondre aux difficultés spécifiques de certains jeunes, le gouvernement prend le risque d'une précarisation de l'ensemble de la jeunesse. Le CPE s'imposera aussi à ceux qui disposent de qualifications reconnues : BTS, DUT, licence professionnelle, voire diplôme d'ingénieur.

L'effet d'aubaine explique le succès quantitatif du CNE. Il en sera probablement de même pour le CPE. Mais quel organisme de crédit, quelle banque, quel propriétaire, fera confiance à des personnes dont les revenus sont aussi aléatoires ?

Il existe encore un grand cynisme politique de la part des promoteurs de ce ce nouveau contrat dérogatoire au code du travail : la volonté d'afficher par n'importe quel moyen à la veille des échéances électorales de 2007 des statistiques du chômage en baisse.

Les jeunes seraient-ils devenus les otages désignés du duel Sarkozy-Villepin ?

16 janvier 2006

L'Ile-de-France : une politique éducative originale

Chacun sait aujourd'hui qu'une des principales compétences de la région porte sur la construction, la rénovation, l’équipement et l’entretien des lycées. Plus d'un quart du budget de l’Ile-de-France y est aujourd’hui consacré. En revanche, ce que l’on sait moins c’est qu’en dehors de cette compétence strictement définie par les lois de décentralisation du début des années quatre-vingt, nous avons investi d’autres champs de l’éducation en passant lors de la mandature précédente de « l’aide à la pierre à l’aide à la personne ».

Les caractéristiques particulières de notre région avec ses fortes disparités territoriales et sociales nous ont conduit à intervenir bien au-delà du périmètre qui nous était attribué depuis vingt ans. Nous avons ainsi mis en place une véritable politique éducative qui peut se définir autour de quatre axes essentiels : offrir les mêmes chances à tous les lycéens, développer l’initiative citoyenne, préparer l’avenir des jeunes franciliens et aménager le lycée de demain.

La gratuité des manuels scolaires et la participation à l’équipement des élèves des établissements techniques et professionnels sont probablement les mesures les plus emblématiques de notre politique en faveur de l’égalité des chances. L’aide à la demi-pension avec la possibilité, pour les établissements qui le désirent, de mettre en place le quotient familial est un autre aspect non négligeable de notre action. De la même manière, l’aide régionale aux lycéens permet aux établissements d’acquérir des petits équipements (livres et matériels pédagogiques personnels) pour les élèves qui disposent de faibles moyens financiers.

Cette préoccupation sociale ne nous fait pas perdre de vue que l’une des missions essentielle de l’école est d’abord de former des citoyens. Aussi la Région a-t-elle ces dernières années inauguré un certain nombre de dispositifs allant dans ce sens. Les « Projets Lycées-Innovation Educative » et les « Projets Passion » qui visent à impliquer directement les lycéens, à promouvoir des relations ouvertes et confiantes entre les jeunes et les adultes à travers des domaines d’intervention très variés qui peuvent aller des institutions de la République à la lutte contre la violence, en passant par le respect de l’environnement ou l’engagement humanitaire.

Toutes ces actions ont une cohérence qui s’inscrit dans le schéma des formations mis en place en décembre 2000, dont la révision est prévue pour cette année. Il nous faut agir pour une offre de formation adaptée et diversifiée. L’avenir des jeunes Franciliens est à ce prix. Un nouveau programme prévisionnel des investissements (PPI) en lycée vise à mettre en adéquation les places et le nombre des élèves tout en améliorant les conditions d’études et de vie des lycéens. Dans le cadre d’un développement de la formation, l’enseignement professionnel est aussi pour nous une priorité. Nous entendons bien poursuivre la multiplication des places en CFA (Centre de formation et d’apprentissage). Parallèlement à cette politique, la région mène un certain nombre d’expériences contre le décrochage scolaire en soutenant les initiatives de la Mission générale d’insertion, mais aussi celles, plus locales, des lycées.

Et pour finir, revenons à ce qui fait la structure même de notre action : l’aménagement du lycée de demain. Une de nos priorités dans ce domaine est le développement de l’usage des technologies de l’information et de la communication pour l’éducation (TICE). La première étape qui s’achève fut celle de l’équipement. Maintenant, l’effort doit porter sur l’usage. De la même manière, nous nous sommes engagés à améliorer la sécurité dans les lycées (conception architecturale, point de contrôle des accès, vitres anti-effraction, parkings sécurisés). Pour la rénovation ou la construction des lycées nous prenons désormais en compte la qualité environnementale. Dans ce domaine, la Région a choisi de lancer trente et une opérations sous le label Haute Qualité Environnementale (HQE).

Cette politique éducative de la Région, qui sort largement du champ des compétences traditionnelles, n’est pas allée sans difficultés. Certains acteurs du système éducatif nous ont fait le reproche de précipiter ainsi la régionalisation de l’Education nationale, voire sa privatisation. Il n’est évidemment pas question pour nous de contester les prérogatives de l’Etat en matière de définition des enseignements et, plus largement, de la pédagogie. Nous ne voulons pas gérer les personnels de l’Education nationale. Nous nous sommes clairement prononcés contre la décentralisation des personnels TOS (Techniciens et ouvriers de service).

Mais face aux difficultés que rencontre aujourd’hui notre système éducatif, face aux choix du désengagement effectué par la droite, la Région peut être un point d’appui pour éviter une plus grande dégradation de l’éducation dans notre pays. Nous n’avons pas vocation à être les lecteurs de la chronique d’un naufrage annoncé, mais bien les acteurs d’une politique qui doit faire tout pour l’éviter et redonner un sens à l’action publique éducative.

15 janvier 2006

Les priorités régionales pour 2006

Les priorités de la région Ile-de-France pour cette année nouvelle sont au moins au nombre de quatre.

La poursuite de la concertation sur le SDRIF (Schéma directeur d'aménagement de l'Ile-de-France)va nous occuper toute l'année. Après un état des lieux et une première série d'ateliers territoriaux pour présenter et confronter avec les élus, les associations et les citoyens les grandes orientations retenues, nous engagerons en 2006 la phase plus délicate des propositions pour aboutir à un premier texte au plus tard lors du premier trimestre 2007. Nous souhaitons réellement que ce schéma soit un document partagé afin qu'il puisse être, contrairement à celui de 1994, appliqué.

Le transfert effectif du STIF (Syndicat des transports d'Ile-de-France) à la région et la nomination en son sein fin janvier de nos représentants nous permettra d'avoir enfin une politique des transports autonome et d'engager les premières commandes de matériels neufs. Les améliorations les plus notables sur les lignes de trains commenceront à se faire sentir fin 2008 avec la mise en service des nouvelles rames. Le conflit avec l'Etat sur le montant financier du transfert nous a fait au moins perdre six mois.

L'éducation et la formation seront aussi au menu de cette année. L'engagement à construire deux lycées par an et à en rénover cent soixante quatre sera acté au Plan prévisonnel d'investissement que nous adopterons au mois de mars. Tandis que nous ferons un effort remarquable dans le domaine de l'apprentissage. Nous venons de signer avec l'Etat un contrat d'objectifs et de moyens qui devrait nous permettre d'accéler les création de places en Centre de formation et d'apprentissage et améliorer la qualité des formations. La bataille pour l'emplois commence par l'éducation et la formation.

Enfin, et ce n'est pas le moindre, même si ce n'est pas une compétence de la région, nous avons la volonté de construire ou réhabiliter 240 000 logements sociaux en Ile-de-France. Aujourd'hui plus de 340 000 demandes de logements ne sont pas satisfaites. Aussi était-il difficile pour nous de faire comme si cette crise n'existait pas. 2006 verra donc de nombreuses mises en chantiers. Nous espérons aussi que l'Etablissement public foncier régional, accepté par le Premier ministre, sera opérationnel rapidement pour aider les communes à construire.

14 janvier 2006

"Total respect", Monsieur le Président

Jamais depuis que la fonction présidentielle existe en France, un Président de la République ne va quitter le pouvoir avec un tel passif. Dire que le pays est au plus mal relève de l'euphémisme.

La dette de la France flirte aujourd'hui avec les 65% de son PIB. Cette envolée depuis 2002 est due aux déficits publics que le gouvernement a creusé en ne stimulant pas la croissance tout en abaissant les impôts des plus favoriséss. Le "bouclier fiscal" est pour ce "tout petit monde", comme pourrait l'écrire un célèbre romancier américain, préférable au bouclier social.

La "baisse du chômage" est en trompe l'oeil. La flambée en 2005 du nombre de nos concitoyens touchant le revenu minimum d'insertion (RMI) et l'absence de créations d'emplois dans le secteur marchand l'attestent. Les radiations massives des chômeurs des listes de l'ANPE, la montée en puissance des emplois aidés et la baisse de la population active avec les départs en retraite de la génération du baby-boom sont plus sûrement à l'origine de cette orientation que l'Arlésienne de la croissance économique.

La grande pauvreté s'est accrue aussi de manière spectaculaire depuis 2002. Il y aurait aujourd'hui en France deux millions d'enfants pauvres, tandis que de nombreux travailleurs n'ont plus les moyens de se loger. Le SDF salarié est devenu une réalité. Que croyez-vous que fasse le gouvernement ? Le droit du travail est consciencieusement taillé en pièces. Le contrat journalier, baptisé CNE, vient d'être rétabli et l'on veut abaisser à 14 ans l'âge de l'entrée dans l'apprentissage. Trop, c'est trop, même le MEDEF renâcle.

Le discrédit qui pèse sur le Président de la République atteint des sommets rarement égalés sous la Ve République. Face à ce Waterloo économique et social, plus personne ne peut croire aux catalogues des voeux présidentiels.Faute d'un capitaine à la hauteur de la situation, le gouvernement oscille aujourd'hui entre le replis "boutiquier" ou le libéralisme débridé. La "machine à promettre" n'a malheureusement jamais servi de boussole. Elle nous a conduit avec obstination dans le mur.

A défaut de vouloir abandonner ses oeillères idéologiques - celles-là mêmes qui faisaient croire à Bernard Accoyer et à Gérard Larcher que la polygamie était la cause principale de la flambée des violences dans les banlieues -, c'est avec détermination que toutes les impasses auront été explorées.

Se tromper avec une telle constance impose le respect, mais le : "Total respect", Monsieur le Président !

12 janvier 2006

Le journal de la région Ile-de-France n°2 vient de paraître

Le deuxième numéro d’ « île de France » a été distribué dans les boîtes aux lettres fin décembre. Retrouvez ci-dessous sa version téléchargeable.

Au sommaire
Cette édition du magazine d’information de la Région consacre un dossier aux nouveaux plans pour l’emploi : formations, apprentissage, aides aux entreprises…

Des portraits nous font découvrir Benjamin Rascalou, jeune chef cuisinier à Hanoi, ou encore Alexia Fabre, conservatrice du nouveau musée d’art contemporain Mac/Val de Vitry.
Le miel francilien et le chat sauvage de la forêt de Fontainebleau se partagent la rubrique « Bien vivre ».
La page « Histoire » revient sur Alberto Santos-Dumont qui réalisa en 1906 le premier record d’aviation homologué à Bagatelle.
La partie « Tendances » zoome sur la recherche avec le pôle de compétitivité MédiTech Santé et sur le 7ème art avec les films tournés en Île-de-France (plus de 50% de la production française).
Les groupes politiques s’expriment librement dans les pages « Tribune ».

Découvrez ce nouveau numéro en cliquant sur le lien avec le Conseil régional. Vous aurez en prime sa version téléchargeable.

Bonne lecture.

           
           
           
           

Les cérémonies des voeux

Les cérémonies des voeux dans les communes sont toujours des moments privilégiés pour se rencontrer et échanger dans une ambiance conviviale. A l'invitation des maires, je m'y rends avec beaucoup de plaisir.

J'étais :

             jeudi 5 janvier aux Essarts-le-Roi

             samedi 7 janvier à Orphin, à Clairefontaine et à Rambouillet

             dimanche 8 janvier aux Bréviaires

Je serai :

             samedi 14 janvier à Orcemont

             dimanche 15 janvier à La Boissière-Ecole

             vendredi 20 janvier à Saint-Arnoult-en-Yvelines

             vendredi 27 janvier à Emancé

             samedi 28 janvier à Raizeux.

08 janvier 2006

Anniversaire

On ne compte plus les livres publiés à l'occasion du dixième anniversaire de la mort de François Mitterrand. Les hagiographes ou les détracteurs s'en donnent à coeur joie. En plus, c'est un bon filon commercial. Mais juré, craché, pensez-vous, on ne fait pas cela pour l'argent. Les commémorations ont pour vocation de parler au sentiment, mais rarement à l'intelligence.  Il faudra donc encore quelques années pour sortir de la mitterrandôlatrie ou de la mitterrandophobie. Ah, cette sereine indifférence du temps, étagère poussiéreuse, où l'on relègue nos gloires nationales !On se plairait presque à la souhaiter face à cette débauche de guimauve ou de fiel.

07 janvier 2006

2006 : l’aube du changement

L’année 2005 a vu culminé, avec le soulèvement de nos villes, le malaise social d’une partie de nos concitoyens. En dépit des discours volontaristes, bien des questions restent aujourd’hui sans réponse. L’emploi, le logement, l’éducation sont devenus les marqueurs des inégalités dans notre société.

Si la gravité de la situation n’échappe à personne, peut-on dire que tout est fait aujourd’hui pour faire reculer le chômage, donner un logement décent à ceux qui en ont besoin et faire de la réussite scolaire une priorité ? Hélas, non !

Preuve s’il en est : la réforme de l’impôt, prévue pour 2006 et dont les effets devraient se faire sentir en 2007, profitera aux plus riches et réduira encore les rentrées fiscales pourtant nécessaires pour mener cette grande politique solidaire qu’attend le pays.

Faut-il pour autant désespérer ? Heureusement, non ! 2006 marquera pour la gauche l’élaboration d’un nouveau projet auquel nous travaillons déjà. Un projet qui épousera toutes les facettes de la solidarité, qui fera du développement durable sa colonne vertébrale et du renouvellement démocratique son leitmotiv.

En nous rejoignant pour travailler ensemble, vous refuserez la résignation vers laquelle on veut vous conduire. Nous ferons ainsi de l’année 2006 l’aube du changement et nous redonnerons à la politique ses lettres de noblesse.

Bonne et heureuse année solidaire, durable, démocratique et citoyenne.

Des propos inadmissibles

En manifestant son intention de « donner aux enseignements privé et public une égalité de moyens », le ministre de l’Education nationale prend le parti de rallumer la guerre scolaire. Cette déclaration peut être interprétée de deux manières différentes : soit elle constitue une grosse bourde, soit elle marque une volonté politique de favoriser le privé au détriment du public. Vu le peu d’empressement du ministre à corriger son propos, il nous faut pencher pour la seconde interprétation.

Jusqu’à ce jour, l’attribution du nombre d’enseignants au secteur privé sous contrat (catholique à 96%) est calculée en fonction des moyens attribués à l’enseignement public. Comme ces derniers sont en baisse constante depuis trois ans (plus de 20 000 postes d’enseignants en moins), il est évident qu’il existe aussi des répercussions négatives pour l’enseignement privé.

Il est donc clair que le ministre souhaite poursuivre la réduction des effectifs enseignants dans le public – 3000 postes en moins au budget 2006 - tout en permettant au privé d’étendre son recrutement en personnel dans les années à venir. Il céderait en cela à une demande pressante du secrétariat général de l’enseignement catholique. Pour tous les défenseurs d’un enseignement public de qualité, cela est inadmissible.

La mission du service public d’enseignement n’est pas seulement dans le respect des programmes officiels, mais aussi dans sa capacité à accueillir tous les élèves sans aucune distinction. Ce à quoi n’est pas soumis l’enseignement privé. Avant de prendre parti pour l’égalité des moyens, le ministre devrait parler d’égalité des obligations.

Pour éviter certains désagréments au privé, il suffit de redonner à l’Education nationale la priorité qu’elle n’aurait jamais du perdre en arrêtant les suppressions massives de postes, en relançant un plan pluriannuel de recrutement, en développant un enseignement mieux adapté à tous les élèves. L’enseignement public et l’enseignement privé vivront ainsi en bonne intelligence. Et la liberté de choix, à laquelle le ministre est si attachée dans ses propos, n’en sera que mieux respectée.

06 janvier 2006

En poste partante

Le Parlement a adopté au mois de mai dernier le projet de loi de régulation des activités postales. Cette loi transpose en droit français deux directives européennes de 1997 et de 2002 en vue de l’ouverture totale à la concurrence postale prévue pour 2009, mais n’apporte aucune solution au financement du service public en dépit de la création d’un Fonds national de péréquation territoriale.

En effet ce dernier ne reçoit rien d’autre que ce que La Poste peut lui apporter grâce à l’allègement de taxe professionnelle dont elle bénéficie. Cette loi organise en réalité un transfert des missions de service public vers les collectivités locales, quand ce n’est pas dans certains cas le déménagement du territoire.

Des mesures de réorganisation du réseau postal ont déjà été prises, telles que la diminution des horaires d’ouverture au public des bureaux de poste ou la réduction des plages horaires de distribution et de levée du courrier. Plus grave encore : depuis 2002, c’est 1300 bureaux de plein exercice qui ont disparu. Et le mouvement ne fait que débuter.

Les Yvelines, et tout particulièrement la région de Rambouillet, ne sont pas à l’écart de ce phénomène. Alors que la pression démographique n’a jamais été aussi forte et que l’activité postale même en territoire rural est en hausse, un certain nombre de villages vont voir, à l’exemple de La Boissière-Ecole, Sonchamp et Gazeran, les horaires d’ouverture de leurs bureaux réduits.

A quand dans ces communes une agence postale communale ou pis, un point poste réduisant les services à la portion congrue ? Orphin n’a-t-il pas déjà perdu son bureau au profit d’une gestion municipale ? Saint-léger-en-Yvelines et Bonnelles sont sur la liste prévisionnelle, ainsi d’ailleurs que La Boissière-Ecole. Sonchamp se verrait proposé la mise en place du fameux point poste : fermeture du bureau et transfert d’une petite partie de son activité chez un commerçant.

Il est évident que la solution de l’agence postale communale est préférable à la disparition totale d’un bureau de poste. Mais l’Etat, en dépit d’une petite indemnité compensatrice qui ne représente guère plus de 15% du coût réel de l’exploitation, ne fait que transférer des charges financières supplémentaires sur les communes dont la vocation n’est pas d’assurer le service postal.

Cette situation confirme l’esprit particulier de la décentralisation voulue par le gouvernement à laquelle nous assistons depuis trois ans : un désengagement systématique de l’Etat qui s’effectue au détriment des collectivités territoriales dont les finances se dégradent. Cela ne pourra pas continuer ainsi très longtemps.

La loi de régulation des activités postales ne répond pas aux exigences d’un service public de proximité.  Elle entérine de fait la réduction des missions de La Poste, accroît la dégradation des prestations dues aux usagers et renforce l’inégalité territoriale. Cela est inacceptable.

                                                         

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